PARIS : Maureen PAULIUS : « Le microbiote joue un rôle dans…
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PARIS : Maureen PAULIUS : « Le microbiote joue un rôle dans l’inflammation articulaire »
Face à la progression de l’arthrose, de nouvelles pistes nutritionnelles émergent, liant microbiote intestinal et collagène de membrane d’œuf.
L’arthrose, maladie articulaire la plus répandue en France, s’affirme comme un défi de santé publique majeur. Touchant près de 10 millions de personnes, sa prévalence ne cesse de croître, alimentée par deux tendances de fond : le vieillissement de la population et l’augmentation de l’obésité. Alors que les solutions thérapeutiques actuelles montrent leurs limites, la recherche se tourne vers des approches innovantes où la nutrition et l’équilibre du microbiote intestinal jouent un rôle central.

Un enjeu de santé publique croissant
Les chiffres illustrent une réalité démographique et sanitaire implacable. Selon les données de la Société Française de Rhumatologie, si l’arthrose concerne environ 3 % des moins de 45 ans, ce taux grimpe à 65 % chez les plus de 65 ans et atteint 80 % pour les plus de 80 ans. Avec une projection estimant qu’un tiers des Français aura plus de 60 ans d’ici 2050, l’impact de cette pathologie sur la qualité de vie et les systèmes de santé est destiné à s’intensifier. Longtemps perçue comme une simple conséquence de l’usure mécanique des cartilages, la vision de l’arthrose a profondément évolué. Elle est désormais comprise comme une maladie complexe, avec des composantes métaboliques et inflammatoires significatives.
Le rôle clé de l’alimentation et du microbiote
Cette nouvelle compréhension ouvre la voie à des stratégies préventives et complémentaires centrées sur l’alimentation. Des nutriments comme les oméga-3, les vitamines D et C ou encore les fibres ont démontré leur capacité à moduler l’inflammation, favoriser la synthèse du collagène et, surtout, à influencer l’équilibre du microbiote intestinal. Cet écosystème de micro-organismes est aujourd’hui identifié comme un acteur majeur dans la régulation des processus inflammatoires à travers tout le corps, y compris au niveau des articulations.
« On ne pense pas spontanément à son microbiote quand on a mal aux genoux. Et pourtant, c’est bien là que se jouerait une partie de l’inflammation articulaire. Un microbiote déséquilibré entretient un état inflammatoire de bas grade qui, à terme, peut aggraver les douleurs. C’est pourquoi certains compléments agissent aujourd’hui sur les deux tableaux à la fois : rééquilibrer le microbiote pour, in fine, soulager les articulations », explique Maureen Paulius, Docteur en Pharmacie du Laboratoire ImmuBio.
La membrane d’œuf, une alternative prometteuse et durable
Parmi les pistes explorées, une source de collagène se distingue par son efficacité et son caractère durable : la membrane de coquille d’œuf. Issue du recyclage de l’industrie agroalimentaire, cette fine pellicule interne représente une innovation majeure. Plusieurs essais cliniques randomisés ont validé son potentiel, montrant une diminution notable de la douleur et de la raideur articulaire en seulement 7 à 10 jours, ainsi qu’une réduction des biomarqueurs liés à la dégradation du cartilage. Compatible avec les régimes végétariens, cette ressource offre une alternative éthique aux collagènes traditionnels d’origine marine ou bovine, élargissant ainsi son accessibilité.
Une approche combinée pour une action ciblée
S’appuyant sur ces avancées, le laboratoire français ImmuBio (https://www.immubio.fr/) a développé une solution qui combine ces deux approches.
Spécialisé depuis sa création en 2016 dans les probiotiques, ImmuBio met à profit son expertise, fruit d’un partenariat avec le laboratoire danois BioCare, pour agir à la fois sur la structure articulaire et sur l’équilibre intestinal.
Son produit, Arthélio+ Collagène Végétarien (https://www.physionorm.fr/arthrose/119-arthelio-collagene-vegetarien.html), associe le collagène de membrane d’œuf à un postbiotique destiné à agir directement sur le microbiote.
Cette double action vise à apporter les éléments nécessaires à l’articulation tout en contribuant à réduire l’état inflammatoire général qui aggrave les symptômes de l’arthrose. Le laboratoire, reconnu pour sa technologie brevetée Cryoprotect qui assure la survie des bactéries probiotiques, étend ainsi sa gamme de solutions de santé distribuées en pharmacie.

