PARIS : Masters Achats – Un classement inédit révèle…
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PARIS : Masters Achats – Un classement inédit révèle d’importants écarts de coût et de contenu entre les formations
Devenir-Acheteur.Pro publie le premier classement indépendant des Masters Achats, révélant des écarts de coût, de durée et de contenu.
À l’heure où la fonction Achats, longtemps perçue comme un simple centre de coûts, devient un levier stratégique majeur pour les entreprises, la question de la formation des futurs professionnels est cruciale. Face à une offre de Masters pléthorique et hétérogène, l’organisme Devenir-Acheteur.Pro (DAP), en partenariat avec le média Décision Achats, publie le premier classement indépendant comparant 58 Masters Achats francophones. Cette étude met en lumière des disparités considérables entre les programmes, offrant enfin aux entreprises, aux étudiants et aux écoles un outil d’aide à la décision fondé sur des données objectives.
Le contexte de cette publication est celui d’une transformation radicale du métier. Confrontés aux crises des chaînes d’approvisionnement, à la digitalisation, aux exigences de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et à l’émergence de l’intelligence artificielle décisionnelle, les acheteurs ne sont plus de simples négociateurs. Ils sont désormais des acteurs clés de la compétitivité, de la durabilité et de la réputation de leur organisation. Cette montée en puissance exige des compétences pointues que les formations doivent pouvoir garantir.
Une radiographie chiffrée du secteur
Pour la première fois, un référentiel exhaustif permet de comparer ce qui n’était pas comparable. L’étude a analysé 58 programmes, dont 42 en France, mais aussi en Belgique, en Suisse et dans d’autres pays de la francophonie. Les chiffres moyens qui en ressortent dessinent un paysage contrasté : un coût de scolarité moyen de 16 360 euros, pour une durée de 12,3 mois et un volume de 441 heures de formation. Fait notable, 86 % des cursus se déroulent encore majoritairement en présentiel.
Derrière ces moyennes se cachent des écarts saisissants, l’étude soulevant la question de la valeur réelle d’un diplôme : un Master à 8 000 euros offre-t-il les mêmes garanties qu’un programme facturé 22 000 euros ? Le classement fournit une cartographie détaillée, segmentée par pays et par modalités pédagogiques (présentiel, mixte, 100 % en ligne), et propose une matrice pour aider à choisir selon son budget, son rythme et ses contraintes.
Un outil d’arbitrage pour tous les acteurs
Plus qu’un simple palmarès, ce classement se veut un instrument d’arbitrage pragmatique. Pour les directions des ressources humaines et les responsables formation, il permet de comparer rapidement les offres sur la base de critères homogènes et de rationaliser les investissements en formation dans un contexte de budgets contraints. Pour les étudiants, il constitue un guide fiable pour investir temps et argent dans un cursus en adéquation avec leurs ambitions. Enfin, pour les écoles, il agit comme un miroir de positionnement au sein de l’écosystème francophone.
« Nous avons voulu proposer un cadre commun, fondé sur des données vérifiables, qui permette d’éclairer les décisions sans parti pris », souligne Olivier Audino, co-éditeur du classement et spécialiste des Achats. L’étude va plus loin en proposant une lecture dynamique des parcours selon trois horizons temporels : le court terme pour une employabilité rapide, le moyen terme pour consolider les compétences et le réseau, et le long terme pour structurer un vivier de talents durable via des formations continues.
Une méthodologie transparente pour objectiver les choix
La crédibilité du classement repose sur une méthodologie stricte et publique. Chaque formation a été évaluée selon cinq critères principaux : les frais de scolarité (totaux et au coût par heure), la durée et le volume horaire réel, la modalité pédagogique, les débouchés identifiés et les spécificités de certification. Les données, collectées auprès des établissements ou via leurs sources publiques, ont été systématiquement normalisées.
L’analyse intègre également une projection du coût total de possession (TCO) sur cinq ans, incluant les frais annexes (logement, transport) et l’impact de l’alternance, pour une vision complète de l’investissement. « Nous avons construit un classement neutre des formations longues Achats qui aligne les métriques. L’objectif : objectiver les choix entre Master Achats, alternance et parcours accélérés, au moment où les contraintes de budget et de délai s’accentuent », précise Aria Ballow, directrice pédagogique de DAP.
Cette initiative, qui sera mise à jour annuellement, s’inscrit dans une démarche d’open data au service de la filière. Devenir-Acheteur.Pro, fondé par Olivier Audino, est un organisme qui accompagne depuis plus de 15 ans la montée en compétence des directions Achats de grands groupes.
Le classement complet 2025 est disponible en ligne sur le site de Devenir-Acheteur.Pro (https://devenir-acheteur.pro/classement-2025-des-masters-achats-francophones/). L’organisme de formation, Devenir Acheteur Professionnel (DAP), propose également ses propres parcours, détaillés sur son portail (https://www.devenir-acheteur.pro/).