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PARIS : Martin HABFAST : « La pérennité d’une entreprise sur deux a été menacée par les impayés »

Payt et Ipsos BVA révèlent qu’un impayé a déjà menacé la pérennité financière de plus d’une entreprise française sur deux.

PARIS – Les retards de paiement ne sont plus un simple aléa comptable mais une menace structurelle pour l’économie française. C’est le constat alarmant que dresse la première vague du baromètre exclusif dévoilé ce jeudi 16 avril 2026 par Payt, leader européen des solutions de gestion de créances, et l’institut Ipsos BVA. L’étude, menée du 24 au 26 mars 2026 auprès de 400 dirigeants d’entreprises françaises, démontre que la fragilisation des trésoreries par les impayés est un risque systémique majeur.

Un risque vital pour 53 % des entreprises

Alors que les défaillances d’entreprises sont en hausse constante, l’enquête révèle un chiffre choc : 53 % des dirigeants interrogés affirment que la pérennité financière de leur structure a déjà été menacée par des factures impayées. Pour 20 % d’entre eux, cette menace est même qualifiée de « sérieuse » ou « très sérieuse ».

Ces tensions se traduisent par des conséquences concrètes et immédiates pour les entreprises concernées : recours aux découverts bancaires, report ou annulation d’investissements stratégiques et, dans les situations les plus critiques, retards dans le versement des salaires.

L’effet domino : une menace pour l’ensemble de l’écosystème

Le baromètre met en lumière un dangereux effet de contagion, la « cascade fournisseurs ». Près d’une entreprise sur deux (49 %) reconnaît avoir déjà été contrainte de retarder à son tour le paiement de ses propres fournisseurs ou le versement des salaires, faute d’avoir été payée à temps par un client. Pour 7 % des répondants, cette situation est même devenue récurrente, survenant plusieurs fois par an et fragilisant ainsi toute la chaîne de valeur.

Cette mécanique grippe la fluidité des échanges économiques et peut propager les difficultés financières d’une seule entité à des dizaines d’autres, menaçant la souveraineté économique au sens large.

Une gestion du risque client souvent défaillante

L’étude pointe également une lacune structurelle dans la surveillance du risque client. Au cours des trois dernières années, 30 % des dirigeants ont été surpris par la faillite ou le redressement judiciaire d’un client important, sans avoir pu l’anticiper. Seuls 22 % ont bénéficié d’alertes préalables leur permettant de prendre des mesures préventives.

Signe d’une gestion parfois artisanale face à ce fléau, 42 % des entreprises déclarent avoir déjà renoncé à recouvrer une facture impayée. La raison principale invoquée est que le temps et l’énergie nécessaires pour une relance manuelle étaient jugés disproportionnés par rapport au montant de la créance.

Vers une culture du cash et des outils adaptés

Face à ce constat, les experts appellent à un changement de paradigme dans la gestion du poste client. « En lançant ce baromètre avec Ipsos, nous voulions mesurer avec rigueur ce que les dirigeants français vivent réellement. Les chiffres sont sans appel. Pourtant, trois entreprises sur quatre continuent de gérer leurs relances à la main. Ce n’est pas un problème de volonté, mais de méthode et d’outils. Une créance bien gérée, c’est une relation client préservée », analyse Martin Habfast, Directeur Général de Payt France.

Une vision partagée par Sébastien Cordier, Président de l’AFDCC (Association française des credit managers & conseils). « Ces résultats confirment que le crédit client est le premier levier de financement de l’économie française, mais aussi son premier risque. Trop de dirigeants subissent encore l’impayé comme une fatalité alors qu’une culture du cash, soutenue par des processus structurés, est le seul rempart efficace contre l’effet domino des défaillances. Il est urgent que la gestion du poste client devienne une priorité stratégique, et non plus une simple tâche administrative », a-t-il déclaré.

L’étude complète est disponible sur le site payt.fr (https://www.payt.fr).

L’offensive de Payt sur le marché français

La publication de ce baromètre coïncide avec l’accélération de la stratégie de Payt en France. Cette fintech néerlandaise, fondée en 2013, propose une solution de gestion des créances clients dopée à l’intelligence artificielle. Après une levée de fonds de 55 millions d’euros en 2024 menée par Partech (https://www.partechpartners.com), la société a installé sa filiale française à Lyon sous la direction de Martin Habfast. L’entreprise (https://www.paytsoftware.fr), qui traite déjà 50 milliards d’euros de flux pour 5 000 clients en Europe, ambitionne d’aider les PME et ETI françaises à libérer leur trésorerie et à se prémunir contre le risque d’impayés, à l’origine de près de 17 000 cessations d’activité par an en France.