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PARIS : Mark DIXON : « Il n’existe plus de choix binaire entre télétravail et travail au bureau »

Une étude d’IWG révèle un C-Suite optimiste pour 2026, misant sur l’IA et le travail hybride pour allier croissance et maîtrise des coûts.

Alors que le contexte économique demeure incertain, les dirigeants des plus grandes entreprises mondiales affichent une confiance renouvelée pour l’année 2026. Selon le rapport « State of the C-Suite 2026 » publié par International Workplace Group (IWG), leader mondial des solutions de travail hybride, 95 % des PDG se déclarent optimistes et 84 % anticipent une amélioration des conditions économiques globales. Cet optimisme s’accompagne toutefois d’une discipline budgétaire de fer, les dirigeants misant massivement sur l’intelligence artificielle et la flexibilité du travail pour stimuler la croissance tout en maîtrisant les dépenses.

Un optimisme teinté de discipline budgétaire

Malgré une vision positive de l’avenir, la prudence reste de mise. L’étude, menée auprès de 1 200 dirigeants de premier plan, révèle que 100 % des PDG considèrent la maîtrise des coûts comme un enjeu essentiel pour 2026. Cette priorité se traduit concrètement par des décisions de réductions budgétaires, les directeurs financiers prévoyant de diminuer les budgets de 10 % en moyenne. Pour concilier ces impératifs de croissance et d’austérité, les entreprises se tournent vers deux leviers stratégiques majeurs : l’intelligence artificielle et la généralisation du travail hybride.

L’IA et le travail flexible, duo gagnant de la performance

Les dirigeants voient dans la technologie et les nouvelles organisations du travail des outils puissants pour optimiser leurs opérations. Selon diverses analyses citées dans le rapport, l’IA pourrait permettre de réduire les coûts opérationnels de 20 à 40 %, tandis que le travail flexible pourrait diminuer les dépenses immobilières jusqu’à 55 %.

Ces leviers ne sont pas seulement perçus comme des sources d’économies. Plus de quatre dirigeants sur cinq (83 %) affirment que l’investissement dans l’IA et l’automatisation (82 %) ainsi que l’amélioration de la productivité (82 %) seront des priorités absolues en 2026. Une précédente étude d’IWG corrobore ce potentiel : 78 % des travailleurs estiment que l’IA leur fait gagner en moyenne 55 minutes par jour, soit l’équivalent d’une journée de productivité supplémentaire par semaine.

Le travail hybride, un levier stratégique de rétention

Au-delà de l’aspect financier, le travail hybride s’est imposé comme un élément central de la politique de ressources humaines, comme l’analyse Caroline Diard, PhD et Professeur associé à TBS Education.

« Alors que l’hybridation s’est fortement ancrée dans la culture d’entreprise, le travail s’organise désormais indépendamment de son lieu d’exécution. Plébiscitée par les salariés, l’hybridation est devenue un outil de rétribution au même titre que le salaire ou la voiture de fonction. L’hybridation et la flexibilité sont devenues un enjeu d’attractivité et de rétention des talents. L’expérience collaborateur doit se réinventer et intégrer une imbrication des temps de vie (temps sociaux, temps de travail, temps familiaux et domestiques) et une imbrication des lieux d’exercice des missions. Il s’agit désormais d’un enjeu de pérennité, de croissance et de performance », explique-t-elle.

La fin du bureau unique

Cette transformation culturelle redéfinit la notion même de lieu de travail. L’étude montre que 83 % des PDG autorisent déjà leurs équipes à opérer depuis plusieurs sites, qu’il s’agisse du siège, d’un espace de coworking ou de leur domicile. Les motivations sont multiples : réduction des temps de trajet (43 %), accès à un vivier de talents plus large (37 %), réponse aux préférences des employés (37 %), gain de productivité (37 %) ou encore accès à des zones immobilières moins coûteuses (37 %). En conséquence, plus d’un dirigeant sur deux (56 %) envisage de signer des baux plus courts ou d’adhérer à des réseaux d’espaces de travail flexibles (54 %).

« Il n’existe plus de choix binaire entre télétravail et travail au bureau », déclare Mark Dixon, fondateur et PDG d’International Workplace Group. « En réduisant les trajets quotidiens coûteux vers des bureaux éloignés et en permettant aux collaborateurs de travailler plus près de là où ils vivent, les entreprises peuvent diminuer leurs coûts, maximiser la productivité, accroître la satisfaction et la rétention des employés, et améliorer le ROI ».

Une croissance tangible en France

Cette tendance mondiale se confirme en France, un marché clé pour IWG qui y a inauguré 14 nouveaux sites en 2024. Le réseau du groupe, qui inclut des marques comme Regus et Spaces, compte désormais plus d’un million de bureaux dans 121 pays.

« Performance et productivité reposent avant tout sur une bonne gestion des équipes », ajoute Mark Dixon. « Alors que les dirigeants naviguent entre IA, réduction des coûts et fidélisation, les bénéfices du travail flexible leur permettent de consolider leur organisation et de préparer leur croissance future ».

International Workplace Group (IWG) (https://www.iwgplc.com/) est le leader mondial des solutions de travail hybride. Des analyses complémentaires du rapport sont disponibles sur son site. L’étude complète a été menée par Censuswide en octobre 2025 auprès de 1 200 dirigeants américains de niveau C-Suite.