PARIS : Marc SANCHEZ (SDI) : « Les TPE ne paieront pas une…
Partager :

PARIS : Marc SANCHEZ (SDI) : « Les TPE ne paieront pas une nouvelle fois la facture des déficits »
Face à une vague record de défaillances d’entreprises, le Syndicat des Indépendants et des TPE alerte le gouvernement contre toute hausse de la pression fiscale.
Alors que le gouvernement prépare le prochain projet de loi de finances visant à redresser les comptes publics, le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) tire la sonnette d’alarme. S’appuyant sur des chiffres alarmants, il met en garde contre la tentation de faire peser l’effort budgétaire sur des entreprises déjà fragilisées.
Des chiffres de défaillances alarmants
Selon une étude du cabinet Altares publiée ce jour, la situation économique des très petites entreprises (TPE) atteint un point critique. Au premier semestre 2026, 37 700 entreprises ont cessé leur activité, soit 1 500 de plus qu’à la même période en 2025. Ce niveau de défaillances est supérieur de près de 40 % à celui enregistré avant la crise sanitaire.
La tendance s’est confirmée au deuxième trimestre 2026 avec 17 486 défaillances, en hausse de 5,4 % sur un an. Les structures les plus vulnérables sont les plus touchées : les défauts augmentent de 8,3 % chez les entreprises de moins de trois salariés et de 12,7 % chez celles créées il y a moins de trois ans. Fait aggravant, 93 % de ces jeunes entreprises sont liquidées directement, sans passer par une procédure de sauvegarde. À cette conjoncture difficile s’ajoute la pression sur les trésoreries liée aux échéances de remboursement des prêts garantis par l’État (PGE), concentrées entre juin et septembre 2026.
Relancer l’activité avant de prélever davantage
Pour le SDI, la solution ne réside pas dans une nouvelle augmentation des prélèvements obligatoires. Le syndicat soutient que la priorité absolue doit être la relance de l’activité, seule garante de recettes fiscales pérennes. Il martèle qu’une entreprise en bonne santé contribue naturellement aux caisses de l’État par la TVA, l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales. Toute ponction supplémentaire sur leur trésorerie serait, selon lui, contre-productive.
« Le vrai plan de redressement des finances publiques, ce n’est pas un tableur Excel dans un bureau de Bercy, c’est une entreprise qui embauche et un client qui consomme. Une TPE qui va bien, c’est de la TVA, de l’impôt sur les sociétés et des cotisations qui rentrent naturellement dans les caisses de l’État. Continuer d’étrangler les entreprises pour boucler un budget, c’est scier la branche sur laquelle on est assis », déclare Marc Sanchez, secrétaire général du SDI.
Un arbitrage politique décisif
Le SDI appelle le gouvernement à un choix stratégique clair lors de la préparation du prochain budget. Il oppose deux logiques : celle d’une hausse continue des prélèvements, qui pénalise la croissance, et celle de réformes structurelles visant à libérer l’activité et à maîtriser la dépense publique. Le syndicat met en avant des alternatives à la hausse d’impôts, citant l’exemple du Sénat qui a récemment voté un allongement de quinze minutes par semaine de la durée légale du travail. Une telle mesure, selon ses promoteurs, permettrait de créer de la richesse supplémentaire et, par conséquent, des recettes publiques additionnelles sans lever de nouvel impôt. À l’approche des débats budgétaires, le SDI prévient qu’il s’opposera fermement à toute mesure qui conduirait à accroître la pression fiscale, sociale ou administrative pesant sur les très petites entreprises.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

