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PARIS : L’IA, un « progrès technologique qui n’…

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PARIS : L’IA, un « progrès technologique qui n’est pas sans contrepartie » selon un expert

À l’occasion de la Journée d’appréciation de l’IA, un expert alerte sur les risques cyber et prône une résilience des données par l’immuabilité.

Dans le cadre de la Journée d’appréciation de l’IA (« AI Appreciation Day ») célébrée ce 16 juillet, les avancées technologiques sont à l’honneur. Cependant, des voix expertes s’élèvent pour rappeler les défis majeurs que cette révolution impose en matière de cybersécurité. C’est le cas de Geoff Burke, conseiller technologique senior chez Object First, une société spécialisée dans le stockage de sauvegardes sur site à l’épreuve des rançongiciels pour les clients de Veeam. Il appelle les entreprises à une prise de conscience réaliste des menaces associées à l’intelligence artificielle.

Une technologie à double tranchant

Pour Geoff Burke, les craintes exprimées il y a un an sont aujourd’hui une réalité tangible. Loin d’être un détracteur de l’IA, qu’il utilise lui-même, il souligne que l’efficacité et les gains de productivité permis par cette technologie ne doivent pas occulter les risques inhérents. L’expert observe une matérialisation de ses inquiétudes passées, allant des cyberattaques de plus en plus sophistiquées aux exploitations accélérées des failles de sécurité.

« L’année dernière, lors de la Journée d’appréciation de l’IA, je mettais en garde mes homologues contre les risques cachés liés à l’IA en matière de cybersécurité. Depuis, nombre de mes inquiétudes se sont concrétisées, des attaques très sophistiquées générées par l’IA à une exploitation plus rapide des vulnérabilités », constate Geoff Burke.

Il ajoute : « Je ne me pose pas en détracteur de l’IA, car j’utilise moi-même cette technologie, mais l’efficacité et les progrès technologiques qui en découlent ne sont pas sans contrepartie. »

La résilience par l’immuabilité comme rempart

Le principal danger, selon le conseiller, réside dans des agents d’IA dotés d’une trop grande autonomie et de garde-fous insuffisants. Une telle configuration peut engendrer des vulnérabilités critiques et des angles morts, dont les conséquences négatives peuvent surpasser les bénéfices attendus. Un agent IA qui dysfonctionne pourrait, par exemple, supprimer des données vitales pour l’entreprise.

Face à ce constat, Geoff Burke préconise une approche proactive axée sur la résilience. La solution résiderait dans l’intégration de la reprise d’activité au cœur même de l’architecture informatique. Il insiste sur la nécessité de l’immuabilité absolue des données de sauvegarde pour garantir leur intégrité.

« Dès lors que les entreprises sont conscientes des risques et qu’elles font preuve de réalisme, elles peuvent prendre des mesures pour minimiser les conséquences », explique-t-il.

« C’est pourquoi elles devraient intégrer la reprise d’activité et la résilience aux fondements de l’architecture informatique grâce à l’immuabilité absolue, afin de s’assurer que les données de sauvegarde ne puissent être modifiées par personne, pas même les administrateurs, les attaquants ou les agents dotés du plus haut degré de privilège. »

Cette stratégie vise à créer un dernier rempart infaillible, protégeant le patrimoine numérique de l’entreprise contre toute altération, qu’elle soit accidentelle, malveillante ou générée par une IA hors de contrôle.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).