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PARIS : Marc SANCHEZ (SDI) : « Faire porter l’ajustement budgétaire sur le travail affaiblit les TPE »

Le Syndicat des Indépendants (SDI) alerte sur le projet de baisse des allègements de charges, une menace pour l’emploi dans les TPE.

Alors que le débat sur les finances publiques anime les discussions entre le Gouvernement et les organisations patronales, le Syndicat des Indépendants (SDI) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce jour, il dénonce une contradiction majeure dans la politique de l’exécutif qui, tout en affirmant vouloir soutenir l’emploi et la compétitivité, envisagerait de réduire les allègements de cotisations. Pour le syndicat, cette mesure s’apparenterait à une hausse déguisée du coût du travail, particulièrement périlleuse pour les très petites entreprises (TPE).

Un soutien vital, pas une « niche de confort »

Le SDI insiste sur le fait que les allègements de charges ne constituent ni une faveur, ni un avantage excessif pour les TPE. Ils représentent plutôt un mécanisme de compensation indispensable dans un modèle social français où le financement repose très lourdement sur les prélèvements liés au travail. Ces dispositifs permettent à des milliers de petites structures, déjà fragilisées par la hausse des coûts de l’énergie, des loyers, la pression de la fiscalité locale et une activité parfois en berne, de préserver des emplois. Sans ce soutien, leur équilibre financier serait directement menacé.

« Le SDI demande au Gouvernement de renoncer à toute nouvelle baisse des allègements de cotisations et d’ouvrir enfin un débat de fond sur le financement de notre modèle social. Continuer à faire porter l’ajustement budgétaire sur le travail, c’est affaiblir les entreprises qui créent l’emploi du quotidien », souligne Marc Sanchez, Secrétaire Général du SDI.

Les contradictions d’une politique économique

Le syndicat met en lumière ce qu’il qualifie de trois incohérences majeures dans la démarche gouvernementale. Premièrement, il pointe le paradoxe entre la volonté affichée de revaloriser le travail et une mesure qui, dans les faits, le taxerait davantage. Deuxièmement, il juge contradictoire d’inciter les entreprises à embaucher, à investir et à augmenter les salaires tout en réduisant les marges de manœuvre financières qui rendent précisément possibles ces actions.

Enfin, le SDI conteste la présentation des allègements de charges comme une simple « dépense publique ».

Il soutient qu’il s’agit avant tout d’une correction partielle et nécessaire d’un niveau de prélèvements sociaux devenu insoutenable pour les plus petites entreprises, qui ne disposent pas des mêmes leviers d’optimisation que les grands groupes.

Un climat d’instabilité pour les TPE

Cette alerte intervient dans un contexte déjà complexe pour les employeurs. La réforme de 2026 a en effet profondément modifié les paramètres de la réduction générale de cotisations patronales. Si celle-ci a été étendue pour les salaires allant jusqu’à trois fois le Smic, son caractère est désormais dégressif. La réduction est maximale au niveau du Smic et diminue à mesure que le salaire augmente, concentrant l’effort sur les plus bas revenus. Dans ce cadre, un nouveau tour de vis fiscal, ou « rabot », ne ferait qu’« ajouter de l’instabilité à l’instabilité », conclut le syndicat, pénalisant la visibilité économique des TPE et leur capacité à planifier leurs recrutements.

via Press Agence.