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PARIS : Marc Sanchez : « Dégradation de la note souverain…

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PARIS : Marc Sanchez : « Dégradation de la note souveraine de la France, une augmentation des impôts inéluctable »

Pour Mar Sanchez : « Dégradation de la note souveraine de la France, 78% des dirigeants estiment une augmentation des impôts comme inéluctable ».

Le déficit public ne cesse de croître. Les institutions nationales comme internationales estiment peu réalistes les projections de Bercy quant au retour à une trajectoire satisfaisante.
A cet égard, il est certain que les seules annonces concernant l’UNEDIC et la branche maladie de la Sécurité sociale n’auront pas suffi à convaincre les limiers de S&P, pas plus que les indépendants et dirigeants de TPE quant au risque d’un prochain accroissement des prélèvements obligatoires. Selon la dernière enquête du SDI (État des lieux des TPE – T1 2024), 78% des artisans, commerçants et dirigeants de TPE doutent eux aussi de la parole des pouvoirs publics selon laquelle il n’y aura pas d’augmentation d’impôts malgré le contexte.

Marc Sanchez, Secrétaire général du SDI, commente : 

« Après le soulagement du maintien de leur note par les agences Moody’s et Fitch à fin avril dernier, la dégradation de la note souveraine de la France par S&P lance un signal négatif pour l’ensemble de l’économie. Elle signifie que Bercy doit intensifier ses efforts de maîtrise des déficits. 
On peut certes noter, parmi les chantiers en cours, les efforts de simplification en vue de réduire les 80Mds€ annuels de coûts administratifs qui pèsent sur les entreprises.
Toutefois, le plan d’action s’étale sur une période longue de 2025 à 2030.
À court terme, 78% des indépendants et dirigeants de TPE interrogés dans la dernière enquête trimestrielle du SDI estiment comme inéluctable une hausse des prélèvements obligatoires, qu’il s’agisse des impôts ou des taxes. 
De fait, la forte augmentation de la taxe foncière en 2023 suivie de celle des taxes sur l’énergie en février dernier militent en ce sens.
Cette certitude induit un comportement frileux de la part de 98% des entreprises en nombre en termes d’investissements matériels et humains… ce qui pèse sur la croissance et donc la capacité du gouvernement à équilibrer les comptes. 
L’objectif doit être de casser ce cercle vicieux par des annonces claires sur les mesures d’économies que Bercy entend engager ».