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PARIS : Marc FRAIX : « Rejoindre AIAC nous apporte l’autonomie et le soutien stratégique »

Reprise par le groupe américain AIAC, l’industriel français ONDEX retrouve son nom historique et mise sur sa technologie unique de bi-orientation.

Dans un paysage économique où l’attention se porte souvent sur les levées de fonds spectaculaires de la tech, certaines révolutions industrielles s’opèrent plus discrètement, en misant sur la robustesse des savoir-faire. C’est le cas d’ONDEX, entreprise emblématique du paysage industriel tricolore. Depuis l’automne dernier, et plus précisément depuis l’officialisation de l’opération le 1er octobre 2025, la société a entamé un nouveau cycle de son histoire.

Auparavant intégrée au groupe Renolit, l’entité a été acquise par la holding industrielle américaine AIAC (American Industrial Acquisition Corporation). Loin de marquer une rupture ou une délocalisation, ce rachat symbolise une forme de continuité renforcée et un retour aux sources, l’entreprise reprenant pour l’occasion son nom d’origine : ONDEX.

Un savoir-faire technique de niche.

Basée en France, ONDEX s’est forgé une réputation mondiale sur une technologie bien spécifique : la bi-orientation. Ce procédé de fabrication unique confère aux plaques planes et ondulées une résistance mécanique et une durabilité jugées exceptionnelles par les professionnels du secteur. Ces matériaux ne sont pas de simples produits de commodité ; ils répondent à des exigences techniques élevées dans des domaines variés.

Les produits sortis des lignes de production françaises se retrouvent ainsi dans l’agriculture pour la conception de serres, dans le bâtiment pour les toitures et bardages, mais aussi dans le secteur du bricolage et de la protection industrielle. « La société possède un solide héritage industriel et un positionnement technologique unique », a déclaré Marc Renard-Payen, Directeur général d’AIAC.

Ce savoir-faire permet aux matériaux de résister aux environnements les plus contraints, qu’il s’agisse de conditions climatiques difficiles ou de stress structurels importants. C’est cette ingénierie éprouvée, fidèle aux territoires, qui constitue le cœur de la valeur ajoutée de l’entreprise.

Une autonomie stratégique retrouvée.

Le passage sous pavillon américain, via AIAC, ne signifie pas une perte de contrôle, mais paradoxalement un gain d’autonomie. La holding, qui regroupe plus de 75 entreprises dans une vingtaine de pays (www.aiac.com), est connue pour sa stratégie d’investissement dans des structures à fort ancrage local, en leur laissant la maîtrise de leur gouvernance et de leurs méthodes de production.

Pour le dirigeant de l’entreprise française, cette transition est synonyme d’agilité. « Cette acquisition ouvre un nouveau chapitre pour ONDEX. Rejoindre AIAC nous apporte l’autonomie et le soutien stratégique dont nous avons besoin pour renforcer nos opérations, améliorer notre offre de produits et étendre notre présence à l’international », a souligné Marc Fraix, Président d’ONDEX.

La feuille de route est claire : préserver la continuité de service pour les clients historiques tout en accélérant sur les marchés étrangers. Les emplois et les équipes techniques, garants de la qualité « Made in France », ont été intégralement maintenus lors de cette transition.

L’industrie face au défi écologique.

Au-delà de la simple production, le nouvel ONDEX (https://www.ondex.com) doit également répondre aux impératifs du 21ème siècle. La performance technique ne suffit plus ; elle doit se conjuguer avec la responsabilité environnementale. L’entreprise a ainsi engagé des efforts pour optimiser ses procédés industriels, réduire son empreinte carbone et travailler sur la recyclabilité de ses produits polymères.

Cette alliance franco-américaine illustre une approche pragmatique de la mondialisation industrielle : des capitaux internationaux venant soutenir une expertise locale pointue, permettant à une PME française de traverser les crises et de se projeter durablement sur un marché où la fiabilité des matériaux redevient une valeur refuge. Les équipes, désormais libérées des contraintes d’un grand groupe intégré, entendent bien prouver que l’industrie traditionnelle a encore de belles pages à écrire.