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PARIS : Maîtres de l’encre du XXe siècle, T’ang Haywen, Zao…

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PARIS : Maîtres de l’encre du XXe siècle, T’ang Haywen, Zao Wou-Ki et Chu Teh-Chun

La Galerie Jean-François Cazeau célèbre les Maîtres de l’encre chinois du XXe siècle.

Cette année, dans le cadre de sa participation au Printemps Asiatique à La Pagode, du 5 au 12 juin, la Galerie Jean-François Cazeau met à l’honneur le travail de trois Maîtres de l’encre chinois du XXe siècle : T’ang Haywen (1927-1991), Zao Wou-Ki (1920-2013) et Chu Teh-Chun (1920-2014).

Une exposition majeure

Une exposition, qu’elle leur consacre par la suite dans son espace du Marais, du 14 juin au 19 juillet, vient prolonger la mise en regard sur ce corpus d’œuvres d’artistes majeurs.

T’ang Haywen et Zao Wou-Ki arrivent à Paris en même temps, au cours de l’année 1948. Chu Teh-Chun les suivra en 1955. Ce trio d’artistes exilés trouve dans la capitale française les conditions propices pour pratiquer librement leur art, en opposition avec la Chine de la Révolution culturelle. À leur arrivée à Paris, le monde de l’après-guerre est en frémissement : on parle de réalités nouvelles, d’intuition et de spontanéité. Les principes du machinisme et de la raison sont mis en question. Le climat du triomphe de l’abstraction lyrique et de l’expressionnisme abstrait, tous deux relevant des sources de la calligraphie orientale (sans les copier), s’avère fécond pour ces créateurs, libres de naviguer entre le sens et la forme, entre calligraphie et peinture.

« Je recherche un art sans contrainte dans lequel j’évolue librement », expliquera T’ang Haywen.

Les peintres exposés ici présentent trois approches différentes de l’encre de Chine au XXe siècle, mais toujours ancrées entre tradition et modernité.

Zao Wou-Ki : entre tradition et modernité

À son arrivée à Paris, Zao Wou-Ki, formé à l’Académie des Beaux-Arts de Hangzhou, intègre très vite la dynamique de l’abstraction lyrique et devient l’ami d’Henri Michaux, « peintre des mouvements », de Joan Miró et de Pierre Soulages. S’il peint principalement à l’huile sur toile, l’encre demeure primordiale dans sa production. Malgré son détachement avec la tradition, cette technique fait néanmoins intégralement partie de son univers.

T’ang Haywen : la liberté de la calligraphie

T’ang Haywen arrive quant à lui à Paris pour étudier la médecine, mais décide rapidement de devenir peintre. Il s’initie à la peinture à l’huile dans le cadre de l’Académie de la Grande Chaumière, mais réalise très vite que cela ne lui correspond pas. Ainsi, à partir des années 1960, son œuvre se construit essentiellement à l’encre, dans la grande tradition des Maîtres excentriques de la dynastie Qing, notamment à travers Les propos sur la peinture de Shitao. Son style se développe à partir de la calligraphie, mais, dépourvu d’académisme, trouve toute sa liberté.

Chu Teh-Chun : synthèse entre tradition chinoise et modernité occidentale

Chu Teh-Chun reste l’un des principaux hérauts d’une synthèse entre tradition chinoise et modernité occidentale. Sa rencontre avec l’œuvre de Nicolas de Staël, qui le pousse vers l’abstraction tout en gardant l’empreinte des paysages esquissés de son pays d’origine, constitue l’événement majeur de son évolution.

La Galerie Jean-François Cazeau

La Galerie Jean-François Cazeau, installée à Paris dans le Marais depuis 2009, dresse des ponts entre les Maîtres Modernes et l’art de l’après-guerre des deux côtés de l’Atlantique.

Informations pratiques

Printemps Asiatique / La Pagode

Galerie Jean-François Cazeau, 4e étage
48 rue de Courcelles 75008 Paris
Exposition du 5 au 12 juin 2025
Ouvert tous les jours de 11h à 19h
Sauf samedi 7 juin et jeudi 12 juin, de 11h à 18h

Galerie Jean-François Cazeau
8 rue Sainte-Anastase 75003 Paris
01 48 04 06 92
jfc@galeriejfcazeau.com | www.galeriejfcazeau.com
Exposition du 14 juin au 19 juillet 2025
Du mardi au samedi de 14h à 19h

T’ang Haywen, Sans titre, 1970
Encre sur papier fort Kyro, 70 x 100 cm
© ADAGP, Paris, 2025 / Courtesy Galerie Jean-François Cazeau, Paris