PARIS : Livre Blanc AFemaleAgency – Femmes leaders, o…
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PARIS : Livre Blanc AFemaleAgency – Femmes leaders, où sont-elles ?
Les femmes dirigeantes : un enjeu sociétal et économique majeur pour 2030.
Les femmes restent encore largement sous-représentées aux postes de direction, malgré des avancées législatives et une prise de conscience croissante.
AFemaleAgency dévoile son livre blanc, avec la contribution de : Mercedes Erra, Marlène Schiappa, Elisabeth Moreno et François Hollande
Malgré des avancées législatives et une prise de conscience croissante, les femmes restent sous-représentées aux postes de direction. AFemaleAgency, cabinet de recrutement spécialisé dans la féminisation des instances dirigeantes, publie un livre blanc inédit qui décrypte les freins persistants et propose des solutions concrètes pour un leadership plus inclusif.
Des contributions de haut niveau pour une cause majeure
- Mercedes Erra : “Les crises révèlent et accroissent les inégalités de genre en renvoyant les femmes à leurs tâches au foyer et en priorisant le sort des hommes, souvent les mieux rémunérés au sein des couples.”
- Marlène Schiappa : “Le rôle des médias est central dans la mise en lumière des femmes dirigeantes, encore faut-il qu’elles s’autorisent elles-mêmes cette visibilité. Trop souvent, les femmes s’autocensurent et attendent une forme de validation externe avant de se sentir légitimes à prendre la parole.”
- Elisabeth Moreno : “Même avec le parcours que j’ai pu avoir et jusqu’à ma sortie de ministère, je ne cochais aucune de leurs cases. Aujourd’hui, je siège dans cinq conseils d’administration, et aucun ne m’a été apporté par un cabinet. Ces acteurs doivent évoluer”
- François Hollande : “Nommer davantage de femmes à la tête des entreprises publiques enverrait un signal fort au secteur privé”
Un constat sans appel : encore trop d’obstacles à franchir
Alors que la loi Copé-Zimmermann a permis d’imposer un quota de 46 % de femmes dans les conseils d’administration, les comités exécutifs et de direction peinent à atteindre la parité. AFemaleAgency, à travers ce livre blanc, met en lumière les biais systémiques, les stéréotypes de genre et le manque de réseaux féminins qui freinent encore l’accession des femmes aux postes stratégiques.
Les trois grandes parties du livre blanc :
1. Femmes leaders, où sont-elles ?
- Les femmes toujours sous-représentées aux postes de direction.
- Les entreprises encore trop ancrées dans des pratiques inadéquates et des comportements stéréotypés.
- Le rôle indispensable de la société, des pouvoirs publics et des médias.
2. Un tournant décisif : le contexte qui prépare enfin l’émergence des femmes aux postes de direction.
a. Un nouveau cadre législatif : ce qui va vraiment changer avec la loi Rixain.
b. Le défi : recruter 10 000 femmes dirigeantes d’ici 2030
3. Trouver 10 000 femmes dirigeantes : comment y parvenir ?
a. Des stratégies de recrutement soutenues par des objectifs chiffrés.
b. Développer et donner de la visibilité aux femmes en interne.
c. Féminiser en externe via le recrutement : la juste discrimination positive.
La loi Rixain : un levier essentiel pour la parité
Adoptée en 2021, la loi Rixain représente une avancée majeure pour la féminisation des instances dirigeantes. Elle impose aux grandes entreprises d’atteindre au moins 30 % de femmes dans leurs postes de direction d’ici 2027 et 40 % d’ici 2030. Ce livre blanc souligne l’impact de cette législation et insiste sur la nécessité pour les entreprises de s’en saisir pleinement. Si elle constitue une avancée historique, son efficacité repose sur une mise en œuvre rigoureuse et un engagement fort des entreprises.
Une invitation à repenser la gouvernance de demain
AFemaleAgency invite entreprises, institutions et décideurs à s’engager activement pour une gouvernance plus représentative et performante.
Femmes leaders, un constat criant.
Selon un rapport du Forum économique mondial, seulement 29 % des postes de direction dans le monde sont occupés par des femmes, un chiffre qui chute à 22 % pour les comités exécutifs des entreprises du CAC 40 en France (Observatoire Skema, 2021). Cette sous-représentation s’explique par des biais systémiques, des stéréotypes de genre et des pratiques d’entreprise inadaptées.
Le phénomène de l’ »opting-out » est également un facteur clé. De nombreuses femmes quittent volontairement les trajectoires de leadership en raison de structures organisationnelles inadaptées ou d’attentes professionnelles irréalistes. Comme l’explique Sarah Huet, cofondatrice d’AFA, dans une interview pour HelloWorkplace : « Le phénomène de l’opting-out est beaucoup plus documenté aux États-Unis qu’en France, où les premiers travaux sérieux à ce sujet ont été publiés en mars 2023, par Viviane de Beaufort, professeure à l’Essec. Elle y parle de ce “pas de côté de femmes dirigeantes”, un euphémisme pour parler de femmes qui quittent leur job pour revenir à la maison. 44 % des femmes interrogées par la chercheuse dans le cadre de son étude qualitative ont refusé une proposition de nomination à un poste exécutif. »
Les entreprises encore trop ancrées dans des pratiques inadéquates et des comportements stéréotypés.
Les entreprises peinent à s’adapter aux nouveaux modes de vie et de travail, ce qui pénalise particulièrement les femmes. Trois éléments clés de la culture d’entreprise sont souvent en cause : un environnement de travail manquant de souplesse, des politiques de parentalité inadaptées et des événements de networking peu inclusifs. Par exemple, les congés parentaux sont encore perçus comme des pauses de carrière, et les événements sociaux, souvent organisés en soirée ou dans des contextes peu accessibles, excluent les femmes ayant des responsabilités familiales.
Le rôle indispensable de la société, des pouvoirs publics et des médias.
La société, les pouvoirs publics et les médias jouent un rôle indispensable dans la promotion de la parité. Les médias, en particulier, ont une responsabilité dans la visibilité des femmes dirigeantes. Comme le souligne Marlène Schiappa : « Le rôle des médias est central dans la mise en lumière des femmes dirigeantes, encore faut-il qu’elles s’autorisent elles-mêmes cette visibilité. Trop souvent, les femmes s’autocensurent et attendent une forme de validation externe avant de se sentir légitimes à prendre la parole. »
Un tournant décisif : le contexte qui prépare enfin l’émergence des femmes aux postes de direction.
La loi Rixain, adoptée en décembre 2021, impose aux entreprises françaises de plus de 1 000 salariés de compter au moins 40 % de femmes parmi leurs dirigeants d’ici 2030. Cette loi marque un tournant pour accélérer la féminisation des postes de direction. Mercedes Erra commente : « L’Égalité progresse mais est loin d’être acquise. […] Les quotas sont nécessaires pour faire bouger les lignes. Ils ont fait leurs preuves : la Loi Copé-Zimmermann a permis de féminiser à 46,7 % les conseils d’administration des entreprises du CAC 40. À son tour, la Loi Rixain permettra de féminiser les instances dirigeantes des entreprises. »
Le défi : recruter 10 000 femmes dirigeantes d’ici 2030.
Pour atteindre l’objectif de la loi Rixain, il faudrait recruter ou promouvoir 10 000 femmes aux postes de direction d’ici 2030. Alexia Boeckx, cofondatrice d’AFA, insiste sur l’urgence de la situation : « 10 000 femmes à recruter d’ici 2030, le chiffre est tout véritablement colossal et nous n’y arriverons tout simplement pas. […] Il est indispensable de redoubler d’effort pour s’en rapprocher le plus rapidement possible. »
Trouver 10 000 femmes dirigeantes : comment y parvenir ?
Pour atteindre cet objectif, les entreprises doivent adopter des stratégies de recrutement inclusives, soutenues par des objectifs chiffrés. Le sponsoring et le coaching sont des outils essentiels pour développer et donner de la visibilité aux femmes en interne. Mercedes Erra insiste sur l’importance de la sororité : « Je pense que quand on connaît le chemin, il faut le montrer, et entraîner les femmes dans son sillon. […] L’entraide est capitale pour que les femmes montent en puissance. »
Féminiser en externe via le recrutement : la juste discrimination positive.
La discrimination positive, bien que controversée, est un levier indispensable pour corriger les déséquilibres structurels. AFemaleAgency, premier cabinet de chasse de tête 100 % féminin en Europe, propose une approche audacieuse : identifier des talents féminins à fort potentiel et donner la priorité aux candidatures féminines dans les processus de recrutement clés.
Un monde du travail plus juste et représentatif est à notre portée, mais il nécessite une transformation profonde des mentalités et des pratiques.
L’égalité n’est pas seulement une question de justice sociale, mais aussi un levier pour renforcer la compétitivité et l’innovation des entreprises. En intégrant pleinement les femmes aux postes de direction, nous ouvrons la voie à un avenir plus équilibré et prospère.


