PARIS : L’installation d’une pompe à chaleur coûte-t-elle p…
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PARIS : L’installation d’une pompe à chaleur coûte-t-elle plus cher qu’une chaudière à gaz ?
L’achat et l’installation d’une pompe à chaleur représente un investissement plus élevé qu’une chaudière à gaz.
Cependant, la performance (SCOP) d’une pompe à chaleur bien réglée permet de diviser jusqu’à deux la facture énergétique. Des aides publiques permettent également de compenser le surcoût à l’achat avec un retour sur investissement qui passe de huit ans à deux grâce aux aides.
Une différence de prix importante entre les pompes à chaleur et les chaudières à gaz
Les pompes à chaleur sont des installations plus complexes que les chaudières à gaz. Leur coût d’achat et d’installation est bien supérieur à celui des moyens de chauffage classiques. Le prix d’une chaudière à gaz à condensation peut varier entre 2 000 et 4 000 euros hors installation, selon le type de chaudière et la puissance.
Selon les données d’Engie et d’EDF, le coût d’une pompe à chaleur avec installation varie fortement selon les technologies, les modèles et les puissances :
- Modèle air/air : autour de 4 500 euros,
- Modèle air/eau : fourchette comprise entre 7 500 euros et 16 000 euros,
- Modèle géothermique : jusqu’à 25 000 euros.
Il est également nécessaire de prendre en considération les coûts d’entretien, qui sont légèrement supérieurs à ceux d’une chaudière à gaz.
Des économies d’énergie pour amortir le coût d’une pompe à chaleur
Si l’investissement initial est élevé pour équiper un foyer d’une pompe à chaleur, la performance, c’est-à-dire le SCOP (nombre de kWh de chaleur produit pour 1 kWh d’énergie consommée, moyenné sur une année), permet de réduire très fortement la facture énergétique.
Une étude de l’Ademe, publiée en octobre 2025, portant sur l’analyse d’une centaine de pompes à chaleur en maison individuelle, a montré que la performance moyenne en condition réelle des air/eau s’établit à un SCOP de 2,9 pour le chauffage.
Concrètement, ce SCOP de 2,9 permet de :
- diviser jusqu’à quatre la consommation d’énergie par rapport à une chaudière à gaz,
- diviser en moyenne par deux la facture énergétique liée au chauffage par rapport au gaz.
Pour atteindre une bonne performance, il est nécessaire que l’installation de la pompe à chaleur soit bien réalisée et optimisée, en particulier dans le réglage de la loi d’eau (différence de température entre le circuit d’eau et l’air extérieur). La taille du logement, le bon dimensionnement des radiateurs et le climat jouent également un rôle pour bénéficier d’un SCOP élevé. Si tous ces paramètres sont bien pris en compte lors de l’installation, on peut espérer obtenir un SCOP supérieur à 3.
Le temps de retour sur investissement d’une pompe à chaleur est estimé à huit ans sur l’ensemble de l’échantillon de l’étude de l’Ademe.
Des aides publiques pour s’équiper d’une pompe à chaleur
Il existe plusieurs dispositifs pour accompagner les particuliers à s’équiper d’une pompe à chaleur. Les principales sont MaPrimeRenov’, les Certificats d’Economies d’Energie (CEE) et le Coup de pouce Chauffage (bonification des CEE) pour les PAC air-eau et géothermiques.
France Renov’ met à disposition du public un simulateur gratuit sur son site qui permet d’estimer le montant des aides que les particuliers peuvent obtenir.
Grâce aux aides de l’État, le temps de retour sur investissement s’établit à deux ans sur l’échantillon de l’étude de l’Ademe. De plus, le plan d’électrification publié en avril 2026 prévoit le lancement d’une offre « clés en main » de pompes à chaleur, pour baisser les factures de chauffage. L’Etat souhaite faire émerger une offre commerciale sécurisante pour l’installation de PAC.
Cette offre, qui intégrera l’installation, la maintenance, le financement de la PAC ainsi qu’éventuellement la fourniture d’électricité, sera payée sous forme de mensualités sur une durée de l’ordre de 3 ans, en appliquant d’emblée les aides existantes. L’objectif est que le coût mensuel soit plus faible que les factures d’énergie précédentes, de façon à éviter de devoir avancer le coût d’investissement lié à la PAC.
SOURCE : Ministère de l’Économie et des Finances, en partenariat avec Entreprendre.Service-Public.gouv.fr.

