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PARIS : L’exercice BOLD MONSOON, de l’armée française

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PARIS : L’exercice BOLD MONSOON, de l’armée française

Depuis mars 2017, la France déploie un dispositif de présence dite avancée renforcée (eFP – enhanced Forward Presence) dans les pays Baltes de l’OTAN.

Ce déploiement s’inscrit dans le cadre du renforcement de la posture dissuasive et défensive de l’Alliance sur le flanc Est, face au nouvel environnement de sécurité.

La mission LYNX, contribution de la France à l’eFP, est constituée d’un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA), déployé en Estonie où la nation-cadre du bataillon multinational est le Royaume-Uni. Lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février 2022, le président de la République a renforcé la contribution française au dispositif eFP en adaptant son offre capacitaire. Depuis, elle est constituée de près de 400 militaires, toujours sous mandat eFP OTAN et au sein du Battlegroup britannique à Tapa. Ce nouveau battlegroup constitué de 2 nations, reste sous le commandement de la 1ère brigade estonienne, après le départ du contingent danois. En mars 2023, la France a renforcé sa présence et doté son contingent de 18 véhicules multirôles blindé Griffon.

En outre, elle a mis en place un peloton de blindés légers AMX-10 RC. En mai 2023, une section de tir de 4 Caesar a été projetée en Estonie, apportant une plusvalue conséquente au bataillon multinational en Estonie.

Activités opérationnelles

Du 6 au 10 mai, l’exercice BOLD MONSOON a réuni l’ensemble de l’état-major francobritannique du Multinational Battle Group Estonia, bataillon placé sous les ordres de la 1ère division estonienne. Cet exercice simulant le déclenchement du plan de défense estonien a permis de tester la coordination et la réactivité du commandement allié dans un scénario de crise de grande ampleur. Depuis le poste de commandement conjoint, l’état-major a été confronté à différentes situations mêlant activités ennemies et mouvements de population. La maîtrise des procédures conjointes OTAN a permis aux participants de renforcer leur interopérabilité, la fonction du « Command and Control » étant une fonction clé de l’Alliance, au profit de la défense du flanc Est.

SOURCE : Ministère des Armées.