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PARIS : « Les vipères ne tombent pas du ciel » – Éric…

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PARIS : « Les vipères ne tombent pas du ciel » – Éric Aeschimann

L’écologie face au backlash : une analyse rigoureuse des inégalités environnementales.

Le nouvel ouvrage d’Éric Aeschimann, intitulé « Les vipères ne tombent pas du ciel. L’écologie face au backlash », publié aux éditions LLL, sera disponible en librairie le 10 septembre. Ce livre démonte avec rigueur et clarté l’illusion d’une écologie dépolitisée et réhabilite une lecture sociale et économique des inégalités environnementales.

Une écologie dépolitisée : mythe ou réalité ?

On nous répète souvent que nous sommes « tous dans le même bateau » face au réchauffement climatique. Cependant, la réalité est bien différente. Les classes populaires subissent de plein fouet les effets de la crise écologique, tout en étant bien moins responsables de la pollution que les catégories aisées et les grandes entreprises.

L’écolophobie : une tendance profonde

En 1976, une étrange rumeur court la campagne française : dans le cadre des réintroductions d’espèces menacées, les écologistes organiseraient des « lâchers de vipères » par avion. Bien que ce soit un fake, cette rumeur est un indice avant-coureur de l’hostilité naissante d’une partie de la population française contre les militants environnementaux. Ces dernières années, « l’écolophobie » est devenue une tendance profonde d’une partie des classes populaires – un rejet instrumentalisé par les populismes de droite et d’extrême-droite.

Une écologie perçue comme technocratique et moralisatrice

S’appuyant sur des recherches et des œuvres de fiction, Éric Aeschimann analyse ce rejet d’une écologie perçue comme technocratique et moralisatrice, portée par une bourgeoisie intellectuelle trop moralisatrice. Il y voit avant tout une réaction aux inégalités sociales grandissantes. Plutôt que de pointer du doigt les modes de vie individuels, il plaide pour une action sur les grands systèmes qui façonnent nos habitudes : l’automobile, l’agro-industrie, la surconsommation… Seule une écologie enfin égalitaire pourra désamorcer la colère des classes populaires.

Un journaliste engagé

Journaliste à Libération puis au Nouvel Obs, Éric Aeschimann écrit sur la vie des idées et sur l’actualité écologique. Il a déjà publié plusieurs enquêtes et livres de réflexion, ainsi que deux romans.