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PARIS : Les résultats de l’étude IFOP – SFL sur l’engagement des salariés
Ce mercredi 5 novembre a été dévoilé le 12e baromètre IFOP x SFL Paris Workplace.
Depuis le Covid, le désengagement silencieux des salariés est régulièrement évoqué. Mais que se passe-t-il vraiment dans les bureaux? L’étude Paris Workplace révèle les vrais moteurs de l’engagement… et les signaux faibles du désengagement.
Cette étude a été menée auprès de 1300 salariés représentatifs de la population d’Ile-de-France dans le but d’auto-évaluer leur niveau d’engagement, en les classant en 3 grands profils – les “super-engagés”, les “neutres” et les “désengagés” – avant de soumettre ces profils à plus de 50 questions sur les modes de travail et la vie de bureau.
Les enseignements :
Le « silent quitting” a été quantifié pour la première fois : 22% des salariés sont “désengagés” dans leur travail : c’est-à-dire peu motivés, peu attachés à leur entreprise et à sa réussite.
Le désengagement a un vrai coût pour l’entreprise : 62% ne s’estiment pas “fiers” de leur entreprise, 71% en disent du mal, 42% se voient rester moins de deux ans.
Il y a des critères pour détecter ce “désengagement” : si on trouve des désengagés dans toutes les classes d’âge, ils sont un peu plus nombreux chez les 18-24 ans (28%), surreprésentés (44%) parmi ceux qui souhaitent du télétravail intensif 4 à 5 jours par semaine, ils privilégient moins les échanges en face-à-face (51% vs. 63% pour les super-engagés), ils sont 30% à participer “rarement ou jamais” aux moments de convivialité au bureau (vs. 13% pour les neutres).
Inversement, il semble émerger une vraie “recette” de l’engagement, si l’on en croit les réponses des 38% de salariés “super-engagés” :
- L’argent ne fait pas tout : jusqu’à 100K€ de rémunération par an, la part des super-engagés évolue peu. Et 65% d’entre eux continueraient à travailler même s’ils gagnaient au loto !
- C’est d’abord une question de management : les “super-engagés” estiment à 88% être consultés avant les décisions, à 91% être régulièrement félicités, à 89% soutenus dans les difficultés.
- Mais aussi une question de lien social : 96% déjeunent régulièrement avec leurs collègues, 62% les retrouvent après le boulot. Pour eux le bureau est un lieu de vie pas seulement de travail (64%), qui sert à forger le collectif (84%).