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PARIS : Les modèles GPT, gains potentiels d’efficience par…

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PARIS : Les modèles GPT, gains potentiels d’efficience par occupation

Alors que le Sommet pour l’Action sur l’Intelligence Artificielle se tient à Paris les 10 et 11 février 2025, réunissant experts et décideurs pour réfléchir aux grands enjeux de l’avenir du travail, de l’innovation et de la gouvernance éthique de l’IA, Wüest Partner publie une étude exclusive sur l’impact de l’IA générative sur l’emploi en France et en Europe.

Dans ce contexte, Wüest Partner, spécialiste en expertise immobilière et en intelligence artificielle appliquée aux données, dévoile une analyse approfondie des effets de l’IA sur plus de 40 catégories de métiers. Cette étude met en lumière les emplois qui tireront profit de l’IA, ceux qui seront remplacés et ceux qui resteront peu affectés, tout en quantifiant les gains d’efficience permis par l’IA (entre 21 et 34 % en France). Elle identifie également les secteurs les plus exposés aux transformations technologiques et positionne la France face à cette révolution en comparaison avec ses voisins européens.

Gains potentiels d’efficience par occupation

Les gains d’efficience potentiels liés à l’utilisation des modèles GPT varient considérablement selon les occupations. Ils sont les plus élevés chez les professionnels des technologies de l’information et de la communication, les employés de bureau et ceux des services comptables et d’approvisionnement. Dans ces métiers, les gains potentiels se situent entre 40 et 60%. Les personnes exerçant des professions de type administratif peuvent économiser beaucoup de temps dans de nombreuses activités grâce à l’utilisation efficace de GPT. En effet, beaucoup de leurs tâches sont répétitives, telles que la création et la vérification de documents, ou encore la gestion des communications, domaines dans lesquels GPT se montre particulièrement performant. Pour les professionnels de l’informatique, les gains d’efficience proviennent principalement de l’assistance à la programmation, du dépannage, ainsi que de la simplification de l’analyse des données grâce à GPT.

Dans ce contexte, l’augmentation de la productivité peut atteindre jusqu’à 60%, illustrant la capacité de GPT à proposer des solutions innovantes à des problèmes techniques ou à identifier rapidement les failles potentielles dans les applications. Notre estimation d’efficience concorde avec l’étude de terrain de Gambacorta et al (2024), qui a constaté que des programmeurs ayant accès à l’IA générative produisaient 53% plus de lignes de code par rapport à ceux ne disposant pas de cette technologie. En revanche, l’étude de Cui et al. (2024) n’a relevé qu’un gain de 26% de tâches supplémentaires terminées par les programmeurs utilisant Copilot (un outil d’assistance à la programmation basé sur l’intelligence artificielle), ce qui est plus proche de notre score « prudent » de 32%. Il est toutefois important de noter que ces études portent sur des phases d’introduction de la technologie, et que le plein potentiel d’une telle technologie prend probablement du temps (et de l’expérience) pour se révéler pleinement.

À l’autre extrémité du spectre, on trouve des professions où le travail physique, la présence humaine ou l’interaction directe sont primordiaux, et où l’IA générative ne pourrait au mieux offrir qu’un soutien auxiliaire. Il s’agit notamment des métiers liés à l’agriculture, la construction, le transport ou encore l’alimentation ou le ménage. Dans ces domaines, les gains d’efficience sont très faibles, mais GPT peut tout de même donner des conseils ou aider à la planification des tâches. Un autre aspect intéressant est l’écart particulièrement marqué entre les scores minimaux et maximaux pour les spécialistes de l’enseignement et les spécialistes des sciences techniques. Dans ces deux domaines, l’IA générative peut apporter une aide précieuse, sans toutefois se substituer au rôle essentiel de l’humain.

Dans l’enseignement, les GPT peuvent faciliter la préparation des cours, adapter les exercices aux besoins spécifiques des élèves, et offrir un support personnalisé. Cependant, la présence humaine, avec son empathie et sa capacité à établir des relations, reste indispensable, surtout pour enseigner aux enfants. En revanche, une plus grande part du travail pourrait être déléguée à l’IA dans l’enseignement aux adultes. Pour les spécialistes des sciences techniques, l’IA générative peut assister dans la recherche d’informations, la synthèse des données, ainsi que la rédaction d’articles et de présentations. Cependant, la génération d’idées, l’innovation et la maîtrise nuancée du contexte nécessitent une expertise humaine approfondie. Ces aspects ambivalents expliquent la plus grande incertitude des modèles dans l’estimation des scores d’efficience de ces professions.