PARIS : Le Musée d’Art Moderne propose une exploration de l…
Partager :

PARIS : Le Musée d’Art Moderne propose une exploration de la modernité
Cette saison fait également la part belle à la découverte, de la création artistique moderne vietnamienne au musée Cernuschi, à l’œuvre de François Chifflart à la maison de Victor Hugo ou à la vie de Daniel Cordier au musée de la Libération.
La saison 2024/2025 de Paris Musées propose des dialogues remarquables dans les expositions Rodin-Bourdelle ou Modigliani-Zadkine et met à l’honneur des grandes figures de l’histoire de l’art telles que le peintre caravagesque Ribera au Petit Palais ou l’artiste Gabriele Münter – à qui le musée d’Art moderne consacre une première rétrospective – avec les créations de mode spectaculaires de Stephen Jones ou de Rick Owens au Palais Galliera ou avec la découverte du Paris d’Agnès Varda au musée Carnavalet.
Et s’interroge sur les évolutions et les bouleversements du monde en donnant à voir au MAM l’exposition L’Âge atomique. Les artistes à l’épreuve de l’histoire ou encore en explorant l’année révolutionnaire 1793/1794 au musée Carnavalet ou encore le mariage et la condition des femmes dénoncés par Balzac au 19e siècle.
Avec « L’Âge atomique », le Musée d’Art Moderne propose pour la première fois dans une institution française une exploration de la modernité à travers l’imaginaire de l’atome. Au début du siècle dernier, les recherches scientifiques autour de l’atome et la découverte de la radioactivité bouleversent le rapport à la matière sur lequel reposait la représentation artistique de la réalité. Fascinés, les artistes modernistes comme Hilma af Klint ou Vassily Kandinsky s’emparent de ces expériences et s’appliquent à révéler d’autres réalités, invisibles à l’œil nu. L’invention de la bombe atomique et son utilisation destructrice contre le Japon e n août1945 marquent u n tournant capital dans l’histoire moderne, inaugurant ce qui est aussitôt appelé « L’Âge atomique ». Les artistes du monde occidental réagissent de manière très différente à ce méga-événement : certains s’en tiennent à une neutralité esthétique, d’autres se livrent à une critique de la spectacularisation des explosions, d’autres encore tentent d’appréhender cette nouvelle irruption du « tragique » dans la condition humaine.
Peu à peu, à partir des années1970, s’affirme un nouvel engagement politique souvent lié à une conscience écologique aiguë contre le nucléaire, désormais synonyme de menace pour l’humanité. Alliées à d’autres mouvements sociétaux comme le féminisme, l’anticolonialisme, ou encore le psychédélisme, ces voix offrent une lecture unique de l’histoire de l’art moderne et contemporain. L’exposition rassemble plus de 250 œuvres d’une soixantaine d’artistes (peintures, dessins, films et installations) et autant de documents d’archives exceptionnels ; elle témoigne ainsi d’une histoire complexe aux multiples facettes et qui participe activement aux débats actuels.

