Passer au contenu principal

PARIS : Le bilan carbone des éoliennes en mer est-il mauvai…

Partager :

PARIS : Le bilan carbone des éoliennes en mer est-il mauvais ?

C’est faux. Sur l’ensemble du cycle de vie d’une éolienne en mer, son bilan carbone est particulièrement faible.

Un parc éolien en mer produit environ 20 fois plus d’énergie décarbonée que sa construction et son exploitation ont consommé d’énergie.

Les éoliennes en mer font souvent l’objet de critiques. Parmi celles-ci, l’impact carbone des éoliennes revient régulièrement dans les débats. On vous explique.

C’est quoi le bilan carbone d’une éolienne en mer ?

Le bilan carbone mesure la quantité de gaz à effet de serre émis pendant toute la durée de vie du parc éolien (conception, exploitation, maintenance et démantèlement), rapportée à l’électricité totale produite par le parc.

Les émissions carbones prises en compte dans le calcul couvrent l’ensemble des étapes du projet : 

  • la fabrication des composants,
  • le transport et de l’installation des éoliennes,
  • l’exploitation et de la maintenance des parcs,
  • le démantèlement des parcs,
  • la remise en état du site,
  • le traitement et du recyclage des éoliennes.

Le bilan carbone d’un parc éolien en mer varie également selon la puissance du parc, sa durée d’exploitation, et sa technologie (notamment le type de fondations).  Plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre provient des matières premières nécessaires à la fabrication des éoliennes et environ un tiers est lié à l’installation et au démantèlement du parc.

Des émissions très faibles

Selon le nombre d’éoliennes, leur puissance unitaire et la durée d’exploitation, le facteur d’émission des parcs éoliens en mer posés français varie entre 13 et 19 g eq CO2 / kWh produit.

A titre de comparaison, une centrale nucléaire émet environ 12 g eq CO2 / kWh  et une centrale à charbon près de 100 fois plus, selon l’ADEME.

Concernant les parcs éoliens flottants de taille commerciale, dont aucun n’est en encore en service à ce jour, une étude commandée par la Commission particulière du débat public estime qu’un parc éolien flottant commercial émettrait en moyenne 19,5 gCO2eq/kWh, soit un ordre de grandeur comparable au facteur d’émission de l’éolien posé.

L’éolien en mer produit beaucoup plus d’énergie qu’il n’en consomme 

Un autre indicateur appelé « temps de retour énergétique » permet de calculer le nombre d’années nécessaires pour produire l’énergie consommée  par le parc sur l’ensemble de son cycle de vie (de la conception au démantèlement). Selon l’ADEME, le temps de retour énergétique des parcs éoliens en mer en France est de 14 mois.

Avec une durée de vie estimée à 25 ans, un parc éolien en mer produit ainsi environ 20 fois plus d’énergie qu’il n’en a fallu pour le construire et l’exploiter.

Le bon bilan carbone de l’éolien en mer permet d’améliorer le bilan carbone de l’ensemble du mix électrique. En 2024, il a été estimé que grâce à la production d’électricité décarbonée des parcs éoliens en mer de Saint-Nazaire, Saint-Brieuc, Fécamp, et à la ferme pilote de Provence Grand Large, l’émission de 646 453 tonnes d’équivalent CO2 a été évitée par rapport au mix électrique européen moyen.

SOURCE : Ministère de l’Économie et des Finances.