PARIS : Laurent Girard-Claudon : « Les candidats fuient les…
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PARIS : Laurent Girard-Claudon : « Les candidats fuient les process qui s’enlisent, pas l’exigence »
Face à des délais de recrutement qui s’allongent, les entreprises risquent de perdre les meilleurs talents au profit d’une concurrence plus réactive.
Le marché de l’emploi en France est marqué par un paradoxe croissant : alors que le besoin de compétences est prégnant, les processus de recrutement s’étirent, parfois jusqu’à l’inefficacité. Selon une analyse de l’APEC, il faut en moyenne 42 jours pour recruter un cadre. Ce délai grimpe entre 50 et 60 jours dans le secteur de la tech et peut dépasser les 90 jours pour des postes jugés stratégiques. Si ces durées peuvent sembler raisonnables, elles révèlent en réalité un décalage dangereux entre le rythme des entreprises et celui, bien plus rapide, des candidats.
Un décalage aux conséquences coûteuses
De nombreuses organisations conservent des réflexes hérités d’une époque où le marché du travail était moins tendu. Pour sécuriser au maximum leurs décisions, elles multiplient les étapes : un entretien supplémentaire, une validation hiérarchique ajoutée, des tests complémentaires. Cette accumulation, loin de garantir un meilleur choix, tend au contraire à complexifier et à ralentir le processus. Le moment clé, celui de la décision et de l’engagement mutuel, se trouve ainsi dilué et reporté.
Pendant ce temps, les candidats les plus sollicités n’attendent pas. Ils continuent leurs recherches, comparent les offres, évaluent la réactivité des recruteurs et finissent par arbitrer en faveur des entreprises les plus agiles. Les effets de ce décalage sont bien connus : des processus qui s’éternisent, des décisions qui arrivent trop tard et, au final, des profils de qualité qui échappent à l’entreprise, souvent au tout dernier moment.
Le préavis, un facteur temps sous-estimé
La question du timing est d’autant plus stratégique qu’elle dépasse la simple durée du processus de sélection. Un paramètre reste en effet largement sous-estimé par les entreprises : la période de préavis. La majorité des profils qualifiés étant déjà en poste, ils sont soumis à des délais de départ qui s’étendent fréquemment sur trois mois.
Ainsi, même un recrutement mené de manière efficace et conclu par une signature rapide n’aboutira à une prise de fonction effective que plusieurs mois plus tard. Chaque semaine perdue dans le processus de sélection est donc une semaine qui s’ajoute à un calendrier déjà long. Le recrutement n’est pas un sprint qui s’arrête à la signature du contrat, mais un marathon qui engage l’entreprise sur le long terme.
Reprendre la maîtrise du tempo
Face à cet enlisement, les organisations les plus performantes adoptent une approche plus structurée et transparente. Elles clarifient les attentes dès le début du processus, identifient clairement les décideurs en amont et séquencent les étapes pour maintenir un rythme continu, sans précipitation mais sans temps mort.
C’est là que le recours à un cabinet de recrutement spécialisé peut s’avérer décisif. Grâce à sa connaissance fine du marché, il apporte une vision réaliste des délais, analyse les tensions sectorielles et anticipe les comportements des candidats. Son rôle est de fluidifier les échanges, de limiter les allers-retours superflus et de maintenir l’engagement des profils tout au long du processus. Il agit comme un intermédiaire essentiel pour aligner les attentes des deux parties et sécuriser des décisions à la fois plus rapides et plus solides.
« Les candidats ne fuient pas l’exigence. Ils fuient les process qui s’enlisent. La qualité d’un recrutement repose sur la justesse du timing, et notamment sur la capacité à décider au bon moment », analyse Laurent Girard-Claudon, fondateur du cabinet international Approach People Recruitment.
À propos d’Approach People Recruitment
Créé en 2000, Approach People Recruitment s’est imposé comme un leader du recrutement en Europe, spécialisé dans l’identification et la sélection de talents dans de multiples domaines d’activité.
Répartis entre ses bureaux en France, Irlande, Suisse, Allemagne, Espagne et Dubaï, ses 50 consultants internationaux combinent une expertise métier pointue et une connaissance approfondie des principaux marchés européens.
Le cabinet accompagne une clientèle variée, des start-ups aux multinationales, dans des secteurs tels que l’informatique et la technologie, les sciences de la vie, le luxe et la mode, la banque, la finance, l’ingénierie, l’industrie et les énergies renouvelables. Qualité, efficacité et simplicité sont au cœur de ses valeurs.
via Presse Agence.

