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PARIS : La mémoire à travers les livres avec le Souvenir …

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Floriane Dumont
8 Fév 2024

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PARIS : La mémoire à travers les livres avec le Souvenir Français

Nathalie Saint-Cricq, L’Ombre d’un traître, Editions de l’Observatoire, 2023.

Nathalie Saint-Cricq est éditorialiste à France Télévisions. L’ouvrage L’Ombre d’un traître est son second roman.

18 juin 1960, Paris. Désiré, jeune orphelin et journaliste débutant à France-Soir, se retrouve malgré lui au coeur d’une ténébreuse affaire qui va changer sa vie. Quinze héros de la France combattante choisis à la Libération font leur entrée solennelle dans la crypte du mont Valérien, ainsi que l’a voulu le général de Gaulle. C’est un grand moment d’histoire nationale. Pourtant, dans l’ombre, c’est le branle-bas de combat : il semblerait qu’un traître, Robert B., figure parmi les cercueils. Pour Désiré, le scoop de sa vie se transforme vite en un engrenage bien plus complexe qu’il ne l’avait imaginé. Coups bas, menaces… on veut le faire taire. Aidé de l’énigmatique résistant Henri de Prévôté, de son ingénieuse fiancée Colette ou encore d’un fantasque patron de bistrot, l’apprenti reporter ira jusqu’au bout pour percer le mystère de ce secret d’État, quitte à se voir confronté aux zones d’ombre de son propre passé. Sous les allures d’un roman policier plein d’humour, Nathalie Saint-Cricq nous conte l’histoire vraie, inédite jusque-là, de l’affaire qui secoua la France des années soixante et les arcanes du pouvoir gaulliste.

Pour en savoir plus : contact@editions-observatoire.com

Astrig Atamian, Claire Mouradian, Denis Peschanski, Manouchian, Ed. Textuel, 8 novembre 2023.

Les éditions Textuel ont fait paraître le 8 novembre 2023 l’ouvrage « Manouchian », sous la direction scientifique d’Astrig Atamian, Claire Mouradian, et Denis Peschanski. Cette parution a été initiée par l’association « Unité laïque ».

Quatre-vingts ans après son exécution et celle de ses camarades de l’Affiche rouge, Missak Manouchian fait son entrée au Panthéon, accompagné de sa femme Mélinée. Cet ouvrage retrace l’itinéraire de Missak et Mélinée Manouchian, ce couple de résistants communistes, tous deux orphelins survivants du génocide des Arméniens de 1915.

Missak et Mélinée se sont rencontrés dans le Paris du Front populaire et c’est ensemble qu’ils s’engagent au sein d’un groupe armé très actif de la Résistance, les FTP-MOI de la région parisienne. Repérés, filés, arrêtés et torturés par les policiers français au service de l’occupant allemand, 23 d’entre eux sont condamnés à mort lors du procès de l’Affiche rouge : 22 seront fusillés le 21 février 1944 et la vingt-troisième, Olga Bancic, sera guillotinée en Allemagne quelques semaines plus tard.
La magnifique dernière lettre de Missak à Mélinée, rédigée quelques heures avant son exécution, inspire un vibrant poème à Aragon, puis une chanson à Léo Ferré, inscrivant Manouchian dans la mémoire collective. L’odieuse Affiche rouge, placardée dans toutes les grandes villes de France en 1944 et dénonçant « l’armée du crime », est ainsi devenue un emblème de la Résistance. On a voulu faire de ces combattants des criminels, on en fera des héros.

En reconstituant le parcours des Manouchian, les trois historiens Astrig Atamian, Claire Mouradian et Denis Peschanski ont mené une enquête dans des archives inexplorées jusque-là. De nombreux documents inédits – photographies, correspondances, archives familiales, policières et administratives… – jalonnent ce passionnant récit.

Pour en savoir plus : julia.chiron@editionstextuel.com

Frania Eisenbach Haverland, Tant que je vivrai, Tarnow, Plaszow, Auschwitz-Birkenau et autres camps, l’Harmattan, 2024.

Septembre 1939, Frania Eisenbach a 13 ans lorsque l’armée allemande envahit la Pologne. « Avec ma musique je vais te faire rire et te faire pleurer » disait son père, musicien et chef d’orchestre. Il a disparu dans la tourmente nazie comme plus de soixante membres de sa famille. Meurtrie à jamais par l’enfer du ghetto et de la vie concentrationnaire, c’est en France que Frania, réfugiée, choisit de s’installer. Elle attendra plus de cinquante ans avant de pouvoir témoigner.

Depuis, Frania participe à de nombreuses conférences, intervient sans relâche dans les collèges, les lycées, en prison… Sa force de conviction contribue à faire des jeunes, comme elle dit, des « passeurs de mémoire ». Un collège du Val d’Oise, à Ménucourt où elle se rend régulièrement, porte aujourd’hui son nom. En 2018, Frania entreprend dans son pays d’origine le voyage qu’elle a longtemps rejeté et livre pour France 2 un témoignage bouleversant.

Pour lutter contre l’oubli, maintenir les consciences en éveil et offrir des raisons d’espérer dans ce monde, la lecture de Tant que je vivrai, dans sa nouvelle édition, s’impose. Frania Eisenbach Haverland est un grand témoin.

Pour en savoir plus : https://www.editions-harmattan.fr/livre-tant_que_je_vivrai_tarn_w_plasz_w_auschwitz_birkenau_et_autres_camps_frania_eisenbach_haverland-9782343195292-65060.html

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SOURCE : La lettre n°91 du Souvenir Français