PARIS : José CASTANO : « 288 marins de Mers-el-Kébir attend…
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PARIS : José CASTANO : « 288 marins de Mers-el-Kébir attendent justice depuis 86 ans »
À l’approche du 86ème anniversaire du drame de Mers-el-Kébir, l’auteur José Castano appelle à réintégrer 288 marins oubliés dans la mémoire nationale.
Alors que la France s’apprête à commémorer le 86ème anniversaire de l’attaque de la flotte française par la Royal Navy à Mers-el-Kébir, le 3 juillet 1940, une voix s’élève pour dénoncer une injustice mémorielle persistante. Selon l’auteur et chercheur José Castano, le bilan officiel de 1 297 morts, gravé sur les stèles commémoratives, est tragiquement incomplet. Il omet 288 autres marins, morts trois jours plus tard, portant le véritable total des pertes à 1 585 victimes.
Un bilan historique contesté
Dans une tribune passionnée, José Castano interpelle la mémoire collective sur ce qu’il qualifie d’oubli intolérable. Il déplore que ni les historiens, ni même l’Association des Anciens Marins de Mers-el-Kébir et des Familles des Victimes, n’aient jamais officiellement rectifié ce décompte. Pour lui, cette omission prolonge la douleur des familles et ampute l’Histoire d’une partie de sa vérité.
« Comment comprendre qu’après 86 années, rien n’ait été entrepris pour réparer cette injustice mémorielle ? », s’interroge José Castano.
« Pourquoi laisser dans l’ombre ces 288 marins et leurs familles, comme si leur sacrifice avait moins de valeur, comme si leur douleur méritait l’oubli ? », poursuit-il.
Retour sur la tragédie du 3 juillet 1940
Le 3 juillet 1940, moins de deux semaines après la signature de l’armistice franco-allemand, la puissante Force H britannique se présente devant la rade de Mers-el-Kébir, près d’Oran, où sont mouillés les fleurons de la flotte française de l’Atlantique. Craignant que ces navires ne tombent aux mains de l’Axe, Winston Churchill lance l’opération « Catapult ». Un ultimatum est transmis à l’amiral Gensoul, commandant de l’escadre française : rallier la flotte britannique, se saborder, ou être détruit par la force.
L’amiral français refuse de céder à ce qu’il considère comme un chantage, assurant que sa parole de ne jamais livrer la flotte à l’ennemi suffit.
« Je ne pouvais accepter un ultimatum se terminant par : « ou vous coulez vos bateaux ou je vous coule ». C’est exactement : la bourse ou la vie… Dans la Marine, nous n’avons pas cette habitude-là », affirmera-t-il plus tard.
À 16h56, les canons britanniques ouvrent le feu sur des navires en cours de désarmement et pris au piège dans la rade. Le bombardement est d’une violence inouïe. Le cuirassé Bretagne explose et coule en quelques minutes, emportant près de 1 000 hommes. Le Dunkerque et le Provence sont gravement endommagés. Le bilan de cette seule journée s’établit à 1 297 morts.
Le drame oublié du 6 juillet
Mais pour José Castano, le drame ne s’arrête pas là. Le 6 juillet au matin, alors que les opérations de secours sont en cours, des avions-torpilleurs britanniques reviennent bombarder la rade. Ils ciblent le Dunkerque, déjà immobilisé et hors de combat. Cette seconde attaque, moins connue, se révèle tout aussi meurtrière. Les torpilles frappent le cuirassé et des navires auxiliaires venus prêter main-forte, causant la mort de 288 marins supplémentaires. Ce sont ces victimes que l’Histoire, selon Castano, a effacées.
Un appel à la reconnaissance mémorielle
Pour l’auteur, cette distinction entre les morts du 3 et du 6 juillet est une aberration. Toutes ces vies ont été perdues dans le même événement tragique et méritent une reconnaissance égale. Il exhorte les autorités et les associations à corriger les registres et les monuments pour que le bilan complet de 1 585 morts soit enfin reconnu.
« L’Histoire ne peut être amputée d’une partie de ses morts sans trahir la vérité. Chaque nom effacé est une blessure infligée à la mémoire nationale », conclut José Castano.
Son analyse détaillée de ces événements est accessible sur son blog, un appel vibrant pour que justice soit enfin rendue à tous les marins de Mers-el-Kébir.
L’article complet de José Castano est disponible à l’adresse suivante : https://popodoran.canalblog.com/2026/06/3-juillet-1940-l-agression-britannique-sur-mers-el-kebir.html
via Presse Agence.


