PARIS : Jonathan DENIS (ADMD) : « La fin de vie ne doit pas…
Partager :
PARIS : Jonathan DENIS (ADMD) : « La fin de vie ne doit pas devenir une variable d’ajustement budgétaire »
L’ADMD alerte sur les risques des coupes budgétaires demandées par Bercy pour les soins palliatifs et le secteur de la fin de vie.
Suite à la diffusion d’une circulaire par le ministère de l’Économie et des Finances appelant à une réduction des dépenses publiques, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) exprime sa vive inquiétude. L’association craint que les politiques de santé, et notamment l’accompagnement de la fin de vie, ne pâtissent de cette nouvelle cure d’austérité en préparation pour le budget 2027.
Un appel à la rigueur qui suscite l’inquiétude
Le 20 avril dernier, une circulaire de Bercy a été adressée à l’ensemble des ministères, fixant le cap d’une maîtrise drastique des dépenses en vue du prochain projet de loi de finances. Cette demande de rigueur a immédiatement fait réagir les acteurs du secteur de la santé, qui redoutent un affaiblissement des moyens alloués à des domaines déjà sous tension.
C’est dans ce contexte que l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) (https://www.admd.org), par la voix de son président Jonathan Denis, a tenu à marquer sa vigilance.
La dignité des patients, une priorité non négociable
Pour l’ADMD, il est hors de question que la santé devienne un levier d’économies au détriment des patients. L’association rappelle son engagement pour une « démocratie en santé effective, fondée sur le respect de la volonté des patients à chaque étape de leur parcours de soins, y compris en fin de vie ».
Le président de l’association a clairement averti sur la position de l’ADMD : « Dans un contexte où les besoins de santé ne cessent de croître, l’ADMD sera particulièrement vigilante à ce qu’aucune politique de santé ne soit sacrifiée sur l’autel de la rigueur budgétaire ».
Les soins palliatifs, un enjeu éthique et financier majeur
La vigilance de l’association se concentre tout particulièrement sur le secteur des soins palliatifs, considéré comme une « exigence éthique, sociale et sanitaire majeure ».
L’ADMD réitère ainsi son soutien à la proposition de loi actuellement en discussion au Parlement, qui prévoit le doublement des crédits alloués à ce secteur pour les porter à 2,2 milliards d’euros. Selon l’association, cet investissement est jugé indispensable pour corriger les fortes inégalités territoriales, renforcer les effectifs des équipes soignantes et garantir une prise en charge digne des personnes atteintes de maladies graves, ainsi que de leurs proches.
Un front commun pour la défense du système de santé
Au-delà du seul enjeu de la fin de vie, l’ADMD élargit son message et affirme qu’une politique de restriction budgétaire ne doit en aucun cas se traduire par un recul de la recherche médicale ou un affaiblissement de l’égalité d’accès aux soins pour tous les citoyens. L’association se positionne ainsi en alliée de toutes les organisations de patients qui défendent ces principes fondamentaux.
Elle conclut en appelant à une « répartition juste et équilibrée des moyens sanitaires sur l’ensemble du territoire national », loin de toute logique purement comptable.
via Press Agence.


