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PARIS : Jeux Olympiques – La France se classe cinquiè…

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PARIS : Jeux Olympiques – La France se classe cinquième des nations les plus généreuses avec ses médaillés

Une analyse chiffre le montant des primes versées aux médaillés des Jeux de Milan-Cortina et place la France au cinquième rang des nations payeuses.

Les Jeux olympiques de Milan-Cortina viennent de s’achever, laissant place à l’heure des comptes pour les comités nationaux. Au-delà du tableau des médailles sportif, le classement financier révèle des disparités importantes entre les délégations.

Selon une étude menée par Casino.org (https://www.casino.org/canada/fr/), les pays les plus titrés ne sont pas nécessairement ceux qui dépensent le plus pour récompenser leurs champions.

L’Italie largement en tête des dépenses

Pays hôte de la compétition, l’Italie n’a pas lésiné sur les moyens pour motiver ses troupes. Avec un total de 30 médailles, la délégation transalpine se hisse à la première place des dépenses avec une facture totale estimée à plus de 6,6 millions d’euros. Ce montant s’explique par un barème incitatif élevé : plus de 180 000 euros pour l’or, 91 000 euros pour l’argent et 60 000 euros pour le bronze. Une stratégie payante puisque l’Italie termine 4ème au classement des nations. Les États-Unis occupent la deuxième marche de ce podium financier avec environ 2,56 millions d’euros versés, suivis par la Suisse qui distribue 2,4 millions d’euros à ses skieurs et autres médaillés.

La France règle une note record

La France se positionne au cinquième rang mondial de ce classement budgétaire. La délégation tricolore devra s’acquitter de 2,14 millions d’euros de primes. Cette somme conséquente est la conséquence directe d’un bilan sportif historique : avec 23 médailles glanées en Italie, les Bleus ont largement battu leur précédent record de 15 breloques établi lors des éditions de Sotchi et Pyeongchang. Cette performance valide les objectifs fixés par le ministère des Sports, bien que la facture finale soit inférieure à celle de la Corée du Sud (4ème, 2,35 millions d’euros).

Le paradoxe des athlètes les mieux payés

L’analyse met en lumière un contraste saisissant entre les gains des athlètes et leur performance pure. La Norvège, première nation au tableau des médailles, ne verse aucune prime d’État à ses champions. Ainsi, la star du ski de fond Johannes Hoesflot Klaebo, malgré ses six titres, ne touchera rien de sa fédération. À l’inverse, grâce au système de primes français, les biathlètes tricolores figurent parmi les athlètes les mieux rémunérés de ces Jeux. Julia Simon (280 000 euros), Quentin Fillon-Maillet (260 000 euros) et Lou Jeanmonnot (220 000 euros) dominent le classement individuel des gains, devançant leurs homologues étrangers.

Des promesses non tenues ailleurs

Enfin, certains pays avaient promis des sommes astronomiques pour décrocher l’or, à l’image de Singapour (667 000 euros) et Hong Kong (651 000 euros). Ces nations n’ayant remporté aucune médaille, elles réalisent finalement une économie totale sur ce poste de dépense, contrairement à la Pologne qui devra verser plus de 680 000 euros pour ses quatre podiums.