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PARIS : Jérôme FOUCAULT : « Cette annonce est la reconnaissance des besoins spécifiques des PME »

Pact’Alim salue le lancement du fonds Cerea Agro Dev Industrie, doté de 500 millions d’euros pour soutenir la souveraineté alimentaire et les PME.

L’attente aura duré un an, mais la concrétisation est désormais effective. Ce jeudi 12 février 2026 marque l’aboutissement d’un projet d’envergure pour l’industrie agroalimentaire française avec le lancement officiel du fonds Cerea Agro Dev Industrie (ADI). Ce dispositif public-privé, dont la taille cible est fixée à 500 millions d’euros, vise à offrir un levier financier puissant aux entreprises du secteur.

Un outil pour le réarmement industriel

L’initiative répond à une demande historique portée par Pact’Alim, l’organisation représentative des PME et ETI de l’alimentation. Ce fonds, doté par l’État et abondé par divers partenaires publics et privés, a pour vocation première de renforcer la souveraineté alimentaire nationale. Il cible spécifiquement le « réarmement » des entreprises de transformation des filières agricoles, de la pêche et de l’aquaculture.

L’origine de ce projet remonte au Salon de l’Agriculture 2025, où les ministres Annie Genevard et Marc Ferracci avaient officiellement annoncé la création de ce dispositif de soutien.

Soutenir la compétitivité et la transition

Pour les acteurs du secteur, l’arrivée de ces capitaux est cruciale. Jérôme Foucault, Président de Pact’Alim, voit dans ce lancement une validation de la stratégie défendue par son organisation. « Cette annonce est la reconnaissance des besoins spécifiques des PME et ETI de l’alimentation et la nécessité de leur donner des moyens d’investissement pérennes », déclare-t-il.

Selon le dirigeant, l’impact de ce fonds dépassera le simple aspect financier : « Cela va contribuer à renforcer la compétitivité des entreprises, à accélérer leur transition écologique et à soutenir leur croissance dans un contexte de forte concurrence internationale. Cela s’inscrit pleinement dans la dynamique que nous portons depuis plusieurs années en faveur d’un renforcement de notre souveraineté alimentaire ».

Des défis structurels à relever

Le secteur de la transformation alimentaire fait face à une accumulation de défis structurels sans précédent. Les entreprises doivent simultanément gérer la modernisation de leurs outils de production, la décarbonation de leurs activités, la transition énergétique et l’accès à la ressource en eau. À cela s’ajoutent la nécessité d’adaptation au changement climatique et la consolidation des filières.

Pact’Alim, qui représente plus de 3 000 PME et ETI (soit 53 % du chiffre d’affaires et 61 % de l’emploi de l’industrie alimentaire), entend rester mobilisé. L’organisation veillera à ce que ces dispositifs soient déployés efficacement pour répondre aux besoins concrets des entreprises.

Pour plus d’informations sur les actions de l’organisation : www.pactalim.fr