PARIS : Jean-Thomas SCHMITT (Union TLF) : « Nous appelons l…
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PARIS : Jean-Thomas SCHMITT (Union TLF) : « Nous appelons le gouvernement et le Parlement à un sursaut »
L’Union TLF dénonce une dérive législative sur la décarbonation du transport, menaçant la compétitivité du secteur français.
L’Union des Entreprises de Transport et de Logistique de France (Union TLF) tire la sonnette d’alarme ce jeudi 2 juillet 2026. L’organisation professionnelle s’inquiète d’une « dérive inquiétante » au Parlement concernant le projet de loi-cadre Transports, et plus particulièrement son article 18 qui vise à imposer une trajectoire d’électrification pour le transport de marchandises. Selon elle, les derniers amendements adoptés en commission ne font qu’aggraver une situation déjà périlleuse pour la compétitivité des entreprises françaises.

Un projet de loi jugé déconnecté et punitif
Dès l’origine, l’Union TLF avait exprimé de « vives réserves » sur l’article 18. L’organisation dénonce une approche jugée technocratique et inadaptée aux réalités du terrain. Trois critiques majeures sont formulées : une trajectoire d’électrification monolithique, appliquée uniformément à tous les secteurs économiques, une ambition décorrélée du calendrier européen de décarbonation, créant des distorsions de concurrence avec les transporteurs des autres pays membres, et enfin une complexité administrative générant une forte insécurité juridique pour les entreprises.
Des amendements qui aggravent la situation
La situation s’est encore tendue suite aux travaux de la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale. Les députés ont en effet durci le texte en multipliant les sanctions administratives en cas de non-respect de la trajectoire ou de défaut de reporting. Celles-ci pourraient atteindre jusqu’à 0,5 % du chiffre d’affaires des entreprises réalisé en France. De plus, une nouvelle obligation a été introduite : atteindre 30 % du transport de marchandises par fret ferroviaire d’ici 2035. Un objectif jugé irréaliste par la profession, puisqu’il représenterait plus du triplement des volumes actuels à l’échelle nationale.
« Une accumulation de normes franco-françaises »
Face à cette surenchère réglementaire, le président de l’Union TLF, Jean-Thomas Schmitt, appelle à une prise de conscience des responsables politiques, rappelant le poids économique du secteur qui soutient 9 % du PIB et 3,2 millions d’emplois en France.
« Nos entreprises travaillent au quotidien à servir les besoins de l’industrie, de nos hôpitaux, de nos concitoyens. Grâce à cela, nous soutenons 9 % du PIB et 3,2 millions d’emplois. Plutôt que nous aider à lutter contre la concurrence internationale et à investir dans nos transitions, que font trop de nos responsables politiques ? Ils accumulent les taxes et les normes franco-françaises. Les transporteurs français ont déjà les marges les plus faibles d’Europe. Nous appelons le gouvernement et le Parlement à un sursaut. », déclare Jean-Thomas Schmitt, Président de l’Union TLF.
Un appel à la remise à plat du dispositif
Concrètement, l’Union TLF demande la suppression pure et simple du dispositif de sanction introduit en commission. L’organisation plaide pour une remise à plat complète de l’article 18 afin de l’aligner sur le calendrier de décarbonation européen et d’éviter un décrochage compétitif. Elle invite également les parlementaires à se saisir de ses propres propositions, issues du terrain, pour favoriser l’intermodalité et l’électrification des flottes de manière pragmatique et soutenable pour les entreprises.
À propos de l’Union TLF
L’Union des Entreprises de Transport et de Logistique de France (Union TLF) est l’organisation professionnelle représentant l’ensemble des métiers de la chaîne du transport et de la logistique. Plus d’informations sont disponibles sur son site officiel : https://www.e-tlf.com.
Ses entreprises adhérentes interviennent dans l’organisation des flux de marchandises à travers divers métiers : transport routier, messagerie, logistique, livraison urbaine, multimodal (ferroviaire, fluvial), location de véhicules industriels, et organisation de transport international (maritime, aérien) via sa branche TLF Overseas.
Les adhérents de l’Union TLF représentent 33,71 % des salariés de la branche, soit un total de 234 148 personnes.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


