PARIS : Jean-Thomas SCHMITT : « Des mesures ciblées pour ai…
Partager :

PARIS : Jean-Thomas SCHMITT : « Des mesures ciblées pour aider nos entreprises à traverser ce choc »
Face à la flambée du gazole, l’Union TLF obtient du gouvernement le report des cotisations sociales pour les transporteurs routiers.
Le gouvernement a annoncé, dans la soirée du lundi 23 mars, des mesures de soutien destinées à alléger la pression sur la trésorerie des entreprises du transport routier de marchandises. Ces décisions, qui incluent notamment le report du paiement des cotisations sociales et l’étalement des charges fiscales, ont été immédiatement saluées par l’Union des Entreprises de Transport et de Logistique de France (Union TLF), qui avait activement plaidé en faveur d’un tel dispositif.
Un choc économique pour un secteur fragile
Depuis plusieurs semaines, le secteur du transport routier fait face à une crise économique aiguë, provoquée par une hausse brutale du prix du gazole. Selon l’Union TLF, l’augmentation a atteint 30 % à la cuve depuis le début du conflit, un choc financier qui pèse lourdement sur la trésorerie des entreprises. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le secteur est structurellement vulnérable, caractérisé par des marges nettes très faibles, de l’ordre de 2 à 3 %, et une composition majoritaire de très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME). Pour ces acteurs économiques, une telle augmentation des coûts d’exploitation était devenue insoutenable sans une intervention rapide des pouvoirs publics.
Une demande entendue par le gouvernement
Consciente de l’urgence, l’Union TLF avait officiellement porté cette problématique à l’attention de l’exécutif. Lors d’une réunion au ministère des Transports qui s’est tenue le 17 mars dernier, l’organisation professionnelle avait formellement transmis sa demande de report des cotisations sociales comme mesure prioritaire pour soulager les entreprises. Les annonces gouvernementales de ce lundi soir apparaissent donc comme une réponse directe et concrète à cette sollicitation, apportant une première bouffée d’oxygène à des milliers de transporteurs en difficulté.
Une première étape saluée mais une vigilance maintenue
Le président de l’Union TLF, Jean-Thomas Schmitt, a accueilli favorablement ces décisions, tout en soulignant que la mobilisation restait de mise. « Nous saluons ces premières mesures que nous portions : des mesures ciblées et concrètes pour aider nos entreprises à traverser ce choc sans peser sur le déficit. Nous allons travailler avec l’État pour que cela se traduise concrètement et rapidement sur le terrain. L’Union TLF reste particulièrement vigilante et mobilisée pour adapter ces mesures à l’évolution de la situation », a déclaré Jean-Thomas Schmitt. L’organisation entend donc suivre de près la mise en œuvre de ce plan et s’assurer de son efficacité face à une conjoncture qui demeure incertaine.
L’Union TLF, porte-voix de la filière
L’Union des Entreprises de Transport et de Logistique de France (Union TLF) est la principale organisation professionnelle représentant l’ensemble des métiers de la chaîne du transport et de la logistique en France. Ses membres interviennent dans des domaines variés tels que le transport routier de marchandises, la messagerie, la logistique, la livraison urbaine, le transport léger, mais aussi le multimodal (ferroviaire et fluvial), la location de véhicules industriels et l’organisation de transport international (maritime, aérien) et les services douaniers via sa branche TLF Overseas. Les adhérents de l’Union TLF représentent un poids économique et social majeur, comptabilisant 234 148 salariés, soit plus d’un tiers des effectifs totaux de la branche (33,71 %). Plus d’informations sur l’organisation sont disponibles sur son site officiel (https://www.e-tlf.com).


