Passer au contenu principal

PARIS : Jean-Jacques MONTLAHUC : « La déconnexion en vacanc…

Partager :

PARIS : Jean-Jacques MONTLAHUC : « La déconnexion en vacances se prépare autant que le départ »

À l’heure des congés d’été, l’expert Jean-Jacques Montlahuc livre ses clés pour permettre aux cadres de déconnecter réellement et de réussir leur reprise.

Les vacances estivales riment souvent avec un paradoxe pour de nombreux cadres et dirigeants. Si le droit à la déconnexion est une réalité légale, sa mise en pratique reste un défi majeur. Entre la consultation quasi compulsive de la boîte mail et le téléphone professionnel jamais très loin, la coupure peine à être totale. Pire encore, une déconnexion mal préparée peut transformer le retour au bureau en une course contre la montre, anéantissant en quelques heures les bienfaits du repos.

Pour éviter ces écueils, Jean-Jacques Montlahuc, expert de la relation humaine en entreprise, propose une approche pragmatique. Selon lui, une déconnexion réussie n’est pas une improvisation, mais le fruit d’une organisation méthodique, tant en amont du départ qu’au moment de la reprise.

Préparer l’absence pour une tranquillité d’esprit

Le premier réflexe consiste à faire un tri lucide avant de boucler ses valises. Tous les dossiers n’ont pas le même degré d’urgence. Identifier les quelques sujets réellement critiques, qui pourraient nécessiter une intervention, permet de laisser le reste de côté en toute sérénité.

Cette clarification est le prérequis à une délégation efficace. Il ne s’agit pas simplement de transférer des tâches, mais bien de définir des périmètres de responsabilité clairs et des marges de décision pour les collaborateurs qui assurent l’intérim. « Rester joignable “au cas où” entretient une dépendance inutile », analyse l’expert. Il est donc crucial de définir en amont, avec les équipes, les quelques scénarios très précis qui justifieraient un contact. Ce cadre rassure à la fois le vacancier et ceux qui restent au bureau, en évitant les sollicitations superflues.

Organiser le retour pour préserver les bénéfices des congés

La principale source d’anxiété liée aux vacances est souvent la perspective du retour. La vision de la montagne de courriels et des urgences accumulées peut gâcher la fin du séjour. Pour contrer cet effet, Jean-Jacques Montlahuc recommande de ne pas plonger tête la première dans le tourbillon opérationnel.

Il suggère de sanctuariser un temps d’atterrissage, une demi-journée par exemple, sans réunions ni décisions stratégiques. Cette période tampon doit être consacrée à reprendre le fil, à hiérarchiser les informations plutôt qu’à tenter de tout traiter dans l’ordre chronologique. Il faut distinguer ce qui est devenu caduc, ce qui est urgent et ce qui peut être planifié.

Enfin, il est essentiel d’accepter que tout ne sera pas réglé en une seule journée. Vouloir rattraper plusieurs semaines d’absence en quelques heures est une illusion contre-productive qui génère un stress intense. Étaler la charge sur plusieurs jours permet de retrouver un rythme de travail soutenable et, surtout, de conserver durablement les bénéfices de la pause estivale. Au fond, savoir déconnecter est moins une question d’outils que de culture d’entreprise, fondée sur la confiance, le lâcher-prise et l’organisation.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).