PARIS : Intégration des primo-arrivants – Les entrepr…
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PARIS : Intégration des primo-arrivants – Les entreprises d’insertion dénoncent leur mise à l’écart du plan gouvernemental
La Fédération des entreprises d’insertion critique l’oubli de son secteur dans le nouvel accord-cadre 2026-2030 pour l’emploi des étrangers.
La Fédération des entreprises d’insertion (FEI) a exprimé son profond regret suite au renouvellement, le 18 mars dernier, de l’accord-cadre gouvernemental 2026-2030 visant à favoriser l’accès à l’emploi des étrangers primo-arrivants. Si l’ambition affichée est saluée, la fédération déplore que le secteur de l’Insertion par l’Activité Économique (IAE), pourtant en première ligne sur ce sujet, ne soit aucunement mentionné dans cette nouvelle stratégie nationale.
Un acteur incontournable mais ignoré
Les chiffres témoignent du rôle central que jouent déjà ces structures. En 2024, 42 % des contrats signés en entreprises d’insertion concernaient des étrangers non-européens, alors que ces derniers ne représentent que 9 % des effectifs dans les entreprises classiques. Pour la FEI, cet « oubli » est d’autant plus regrettable que l’IAE constitue un levier puissant d’intégration. Elle offre un emploi accompagné qui permet aux nouveaux arrivants de développer leurs compétences, de se familiariser avec les codes du monde du travail en France, mais aussi de stabiliser leur situation administrative et de sécuriser leurs conditions de vie, des étapes jugées indispensables à un parcours durable.
« Si le Gouvernement veut lutter contre l’insécurité administrative, la précarité et le chômage des étrangers primo-arrivants, si nous voulons que notre économie puisse prospérer grâce au concours des travailleurs étrangers, et si nous voulons réussir l’intégration des étrangers en France, l’insertion par l’activité économique est une solution optimale qui mérite d’être largement encouragée* », déclare Antoine Laurent, Délégué général de la FEI.
Cinq propositions pour une intégration réussie
Face à ce constat, et pour mettre en cohérence les ambitions gouvernementales avec les réalités du terrain, la fédération formule cinq propositions concrètes. Elle demande en premier lieu de faciliter le renouvellement du titre de séjour des salariés en insertion, notamment en rendant le contrat d’insertion éligible au titre « travailleur temporaire » et en instaurant une procédure administrative accélérée.
La FEI appelle également à sanctuariser le budget de l’IAE, qui a subi une baisse de plus de 6 % depuis 2024, et à renforcer les moyens alloués à la formation au français langue étrangère (FLE). Enfin, elle préconise d’inciter tous les acteurs publics et associatifs à mieux orienter les primo-arrivants vers les dispositifs de l’IAE et de soutenir la proposition de loi de la députée Colette Capdevielle visant à automatiser le renouvellement des titres de séjour de longue durée.
L’accord-cadre 2026-2030 du Gouvernement est détaillé sur le site du ministère du Travail (https://travail-emploi.gouv.fr/renouvellement-de-laccord-cadre-pour-favoriser-lacces-lemploi-des-etrangers-primo-arrivants-pour-2026-2030).
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

