PARIS : Immobilier – Une étude dévoile les profils de…
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PARIS : Immobilier – Une étude dévoile les profils de locataires les plus à risque d’impayés
Le baromètre Monsieur Hugo révèle que l’Île-de-France concentre le plus de retards de paiement de loyers, touchant surtout les grands logements meublés.
Dans un contexte économique où la sécurisation des revenus fonciers devient une priorité absolue pour les propriétaires-bailleurs, la plateforme de gestion locative Monsieur Hugo (https://www.monsieurhugo.com/) vient de publier les résultats de son enquête sur les loyers de décembre 2025. Basée sur l’analyse de 1 175 loyers répartis sur l’ensemble du territoire, cette étude met en lumière une réalité contrastée entre la moyenne nationale et les utilisateurs de solutions de gestion automatisée, tout en dressant le portrait-robot des locations les plus exposées aux incidents de paiement.
Une fracture territoriale marquée
L’analyse géographique des données révèle une forte disparité sur le territoire français. L’Île-de-France arrive en tête des régions les plus touchées, concentrant 27,3 % des retards de paiement constatés. Cette situation s’explique par des facteurs structurels : les loyers y sont les plus élevés de l’hexagone, notamment à Paris et en petite couronne, créant un taux d’effort souvent supérieur à 35 % pour les ménages, y compris les classes moyennes. Le moindre décalage de trésorerie suffit alors à provoquer un incident.
L’Occitanie suit avec 18,2 % des incidents, mais pour des raisons différentes. La région, qui affiche un revenu médian inférieur à la moyenne nationale et une part élevée de travailleurs précaires (saisonniers, intérimaires), voit ses locataires fragilisés par le moindre aléa économique. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur complète ce trio de tête avec 13,6 % des retards.
Les grandes surfaces et les meublés surexposés
Contrairement aux idées reçues qui associeraient systématiquement les impayés aux petites surfaces étudiantes, l’étude démontre que ce sont les grands logements qui souffrent le plus. Les appartements de 3 pièces et plus concentrent en effet 59,1 % des retards, contre seulement 18,2 % pour les studios. Ces grandes surfaces sont souvent occupées par des familles ou des ménages monoparentaux dont le budget est grevé par des charges incompressibles, ou par des colocations où la multiplicité des payeurs multiplie mathématiquement les risques d’incidents bancaires.
Le type de bail joue également un rôle prépondérant. La location meublée représente 68,2 % des incidents de paiement, soit plus du double de la location nue (31,8 %). Ce chiffre reflète la sociologie des locataires du parc meublé : étudiants, jeunes actifs ou personnes en mobilité professionnelle, disposant souvent de revenus plus irréguliers et d’une épargne de précaution limitée. De plus, à surface égale, un meublé affiche généralement un loyer 10 à 20 % supérieur à un logement vide.
Le seuil critique des 750 euros
L’étude identifie un montant moyen de loyer particulièrement touché par les retards : 750 euros. Ce chiffre n’est pas anodin car il correspond au cœur du marché locatif pour les classes moyennes et modestes : T1/T2 pour les jeunes actifs dans les grandes villes ou T3 pour les familles en zones périurbaines. C’est sur ce segment de prix que se concentrent les locataires pour qui l’équilibre budgétaire est le plus fragile.
L’automatisation comme rempart contre les impayés
Le constat le plus frappant de ce baromètre réside dans l’écart abyssal entre les chiffres nationaux et ceux de la plateforme. Alors que la moyenne nationale des retards de paiement avoisinait les 21 % au premier semestre 2025, Monsieur Hugo affiche un taux de seulement 1,87 % pour décembre 2025.
Pour Bruno Cantegrel, fondateur de la plateforme, la technologie est la clé de cette performance : « En décembre, alors que les dépenses des ménages ont explosé entre les fêtes et les charges de fin d’année, Monsieurhugo.com a affiché un taux de recouvrement de 97,8 %. Monsieurhugo.com ne se contente pas de collecter le loyer ; il déjoue la tendance nationale ». Il ajoute : « Son secret ? Transformer le loyer en une facture automatique et prioritaire ».
En utilisant le prélèvement automatique, méthode qui affiche un taux de succès de 98,13 %, la plateforme parvient à sécuriser les revenus des propriétaires là où le virement manuel traditionnel reste tributaire de l’action du locataire. L’intégralité de l’étude est consultable via ce lien (https://fromsmash.com/GUee_gIHXp-ct).