TOULON : Culture – Michel EISENLOHR dévoile les mystè…
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TOULON : Culture – Michel EISENLOHR dévoile les mystères du peuple caché d’Islande
La Maison de la Photographie accueille l’exposition Huldufólk de Michel Eisenlohr, une plongée dans les mythes et paysages d’Islande.
C’est une immersion dans les contrées septentrionales que propose la Maison de la Photographie de Toulon pour sa prochaine saison culturelle. À partir du vendredi 13 février 2026, l’institution toulonnaise présente « Huldufólk », une exposition signée Michel Eisenlohr. Le vernissage, prévu la veille, le jeudi 12 février à 18 heures, sera l’occasion pour le public de rencontrer l’artiste lors d’une séance de dédicace.
La mémoire des territoires.
Né à La Ciotat en 1974, Michel Eisenlohr n’est pas un inconnu pour les amateurs de photographie documentaire. Depuis plus de deux décennies, ce photographe voyageur parcourt le monde pour saisir l’âme des lieux. De l’Inde à la Syrie, en passant par le Pays Dogon, il construit une œuvre à la croisée du reportage et de la création plasticienne. Son approche, empreinte d’une sensibilité littéraire et anthropologique, cherche à tisser des liens entre la géographie et les récits humains. Avec cette nouvelle série réalisée en Islande, il poursuit sa quête des correspondances secrètes qui unissent les paysages aux croyances.
À la rencontre du peuple caché.
L’exposition tire son nom du folklore islandais : les « Huldufólk », ou peuple caché. Dans ce pays où la nature dicte sa loi, où le vent sculpte la pierre et où la lumière mouvante transforme les reliefs, l’invisible occupe une place prépondérante. Michel Eisenlohr s’est attaché à révéler cette présence discrète associée aux rochers, aux terres inhabitées et aux ombres.
Au-delà de l’esthétique des paysages nordiques, le travail du photographe interroge notre manière d’habiter le monde. Ses clichés posent une question fondamentale sur la relation entre l’homme et son environnement : comment les mythes et les croyances ancestrales influencent-ils encore aujourd’hui l’aménagement du territoire ? En Islande, la préservation de certains lieux supposés habités par ces êtres invisibles impacte concrètement les projets d’urbanisation et de construction de routes. C’est cette cohabitation singulière entre modernité et traditions séculaires que l’exposition met en lumière.
Un dialogue entre photographie et documentaire.
Pour enrichir le parcours de visite, la Maison de la Photographie proposera une dimension multimédia à l’événement. En complément des tirages, le public pourra visionner le documentaire « Islande : le peuple caché – Enquête d’ailleurs ». Cette production de 26 minutes, diffusée par ARTE France et réalisée par Scientifilms, viendra faire écho au travail photographique.
L’objectif est d’offrir aux visiteurs une compréhension élargie du sujet en croisant trois regards : l’approche sensible du photographe, la rigueur de l’anthropologue et la narration du documentaire. Cette articulation permet de saisir toute la complexité de ce monde insulaire où le visible et l’invisible se côtoient en permanence.
Informations pratiques.
L’exposition sera visible jusqu’au 23 mai 2026. La Maison de la Photographie, située rue Nicolas Laugier sur la place du Globe, accueille le public du mardi au samedi, de 12 heures à 18 heures (fermée les lundis et jours fériés). L’entrée est libre.
Pour plus d’informations, le site des musées de la ville est accessible à l’adresse suivante : https://musees.toulon.fr/