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PARIS : : Immobilier du littoral – La fin de l’…

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PARIS : : Immobilier du littoral – La fin de l’euphorie après la flambée post-Covid

Le réseau ERA Immobilier observe une correction des prix et un retour à la raison sur le marché des stations balnéaires françaises, désormais plus équilibré.

Après plusieurs années d’une flambée des prix jugée parfois irrationnelle, le marché immobilier des stations balnéaires françaises semble entrer dans une nouvelle ère. L’euphorie post-crise sanitaire, alimentée par l’essor du télétravail et une forte demande pour les résidences secondaires, laisse place à une normalisation. Selon une analyse du réseau ERA Immobilier, le secteur retrouve un fonctionnement plus sain, marqué par des prix qui s’ajustent, des acquéreurs plus négociateurs et de nouvelles exigences qualitatives.

Un ajustement des prix devenu inévitable

Le temps où les biens se vendaient sans condition est révolu. Si les logements présentés au juste prix trouvent encore preneur rapidement, ceux dont les propriétaires restent ancrés sur les sommets atteints après 2020 voient leurs délais de vente s’allonger considérablement. Ce rééquilibrage se traduit par des corrections de prix comprises entre 5 et 10 % dans plusieurs stations littorales.

« Beaucoup de vendeurs restent encore psychologiquement attachés aux prix observés pendant la période Covid. Pourtant, les acquéreurs ont changé. Ils comparent davantage et négocient », explique Eric Allouche, directeur exécutif du réseau ERA Immobilier.

La performance énergétique, nouveau critère roi

L’attractivité de l’adresse ne suffit plus à compenser les défauts d’un bien. La performance énergétique, mesurée par le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), est devenue un critère de sélection majeur. Les logements énergivores ou nécessitant d’importants travaux de rénovation sont de plus en plus souvent écartés par les acheteurs, refroidis par l’envolée du coût des matériaux et de la main-d’œuvre. Le « clé en main » s’impose comme un argument de vente aussi puissant que la proximité de la plage.

Des réalités locales contrastées

Si la tendance générale est à la normalisation, chaque littoral conserve ses spécificités. À Cagnes-sur-Mer, sur la Côte d’Azur, les prix connaissent une légère baisse, s’établissant autour de 5 500 €/m². Le marché y est principalement soutenu par une clientèle locale, les résidences principales représentant 80 % des transactions.

« Nous avons changé de marché. Il y a deux ou trois ans, certains biens se vendaient en quelques jours, parfois sans négociation. Aujourd’hui, les acquéreurs prennent leur temps, comparent les offres et n’hésitent plus à négocier », souligne Romain ELMAN, directeur de l’agence ERA MARESOL IMMOBILIER GESTION.

À Berck-sur-Mer (Hauts-de-France), les prix ont corrigé de 15 à 20 % par rapport au pic post-Covid, sans pour autant paralyser le marché. L’attractivité de la station reste forte, mais deux nouveaux critères pèsent lourdement dans la décision : le DPE et l’exposition au risque de submersion marine.

Au Pays basque, la réglementation locale rebat les cartes. À Saint-Jean-de-Luz, la demande, notamment francilienne, reste forte. Cependant, les politiques visant à limiter les résidences secondaires, via des surtaxes pouvant atteindre 60 %, et à encadrer les locations touristiques freinent les projets d’investissement et ralentissent l’activité.

Enfin, en Bretagne, l’exemple d’Erdeven (Morbihan) illustre ce retour à la raison. Avec un recul des prix de 5 à 10 %, les acquéreurs, majoritairement des ménages locaux, raisonnent désormais en « coût global », intégrant le prix d’achat, le budget travaux et la future consommation énergétique.

Vers un marché plus mature et équilibré

Le marché immobilier littoral ne s’effondre pas ; il gagne en maturité. La qualité intrinsèque du bien prime désormais sur la seule localisation.

« Pendant plusieurs années, la vue mer était un critère déterminant. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, les acheteurs regardent autant le DPE que la distance à la plage. […] Les stations balnéaires restent très attractives, mais elles sont entrées dans une nouvelle phase : celle d’un marché plus mature, où le juste prix redevient la clé d’une vente rapide », conclut Eric Allouche.

Cette transition marque le retour à des fondamentaux plus durables, instaurant une relation plus saine et équilibrée entre vendeurs et acquéreurs.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).