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PARIS : Histoire – Les palais de Caroline BONAPARTE et Joachim MURAT dévoilés dans un beau livre
Les éditions Gourcuff Gradenigo publient un ouvrage exceptionnel retraçant l’histoire des résidences fastueuses de Caroline Bonaparte et Joachim Murat.
C’est une plongée inédite dans l’intimité et le faste d’un des couples les plus emblématiques du 19ème siècle que propose Jehanne Lazaj dans son nouvel ouvrage, *Caroline Bonaparte et Joachim Murat : Un couple et ses palais*. Publié aux éditions Gourcuff Gradenigo, ce livre d’art explore, à travers le prisme de l’architecture et de la décoration, le destin romanesque de la sœur de Napoléon et de son époux, figure flamboyante de l’Empire.
Une ascension fulgurante au service des arts
L’histoire de ce couple souverain est indissociable de l’ascension de la dynastie Bonaparte. Caroline, née Bonaparte, épouse en 1800 le général Joachim Murat, compagnon d’armes de l’Empereur. Ensemble, ils gravissent les échelons du pouvoir impérial, devenant Altesse impériale, puis grand-duc et grande-duchesse de Berg, avant d’accéder au trône de Naples en 1808.
Au-delà de leurs titres, c’est leur « esthétique audacieuse » que l’autrice met en lumière. À Naples, le couple déploie une activité politique et culturelle intense. Fascinés par leur royaume et les paysages vésuviens, ils transforment leur cour en un lieu d’élégance où le faste impérial rencontre le raffinement italien. Pour Caroline et Joachim, les arts et l’architecture ne sont pas de simples agréments, mais de véritables instruments de pouvoir.
Des résidences comme théâtres de représentation
L’ouvrage recense et analyse près d’une quinzaine de résidences prestigieuses que les Murat ont possédées, aménagées ou décorées du Consulat à la Monarchie de Juillet. Ces lieux, à la fois espaces d’intimité familiale et théâtres de représentation politique, témoignent d’un goût affirmé pour la mise en scène.
Le lecteur est invité à découvrir, ou redécouvrir, des lieux emblématiques tels que le palais de l’Élysée à Paris, les palais royaux de Naples et de Caserte, mais aussi le château de Neuilly, celui de Frohsdorf, le palais de Portici ou encore la villa de Viareggio. Dans chacune de ces demeures, le couple a rassemblé des collections remarquables de peintures, de sculptures, d’arts décoratifs et d’antiquités. Ce patrimoine exceptionnel illustre le rôle déterminant qu’ont joué les Murat dans le renouvellement du goût et des arts décoratifs au tournant du 19ème siècle.
De la gloire à l’exil : le destin de la comtesse de Lipona
Le livre n’élude pas la fin tragique de cette épopée impériale. La chute de l’Empire en 1815 marque un tournant brutal : Joachim Murat est fusillé, laissant Caroline veuve à seulement trente-trois ans. Commence alors pour elle un long exil. Accompagnée de ses quatre enfants, elle séjourne en Autriche puis en Toscane.
Sous le nom de comtesse de Lipona — une anagramme subtile de « Napoli » — elle mène une vie plus discrète jusqu’en 1839. Cependant, comme le souligne l’ouvrage, elle ne renoncera jamais totalement à son identité ni à son attachement profond aux arts, continuant de faire vivre l’héritage esthétique de son passé souverain.
Un ouvrage de référence richement illustré
Cette publication se présente comme une somme érudite et sensible. Avec un format de 28 x 34 cm et 304 pages, le livre offre une iconographie riche de plus de 200 illustrations, permettant d’apprécier les détails des décors et l’ampleur des projets architecturaux menés par le couple. Il constitue un document précieux pour les amateurs d’histoire, d’architecture et d’arts décoratifs, éclairant une époque où politique et art ne faisaient qu’un.