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PARIS : Guillaume LIMARE : « Les entrepreneurs investissent…

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PARIS : Guillaume LIMARE : « Les entrepreneurs investissent et ne regrettent pas leur choix »

Legalstart dévoile sa Météo des entrepreneurs : malgré un pessimisme économique marqué pour 2026, les dirigeants maintiennent cap et investissements.

Alors que l’année 2026 débute sous le signe de l’incertitude, une vaste consultation menée auprès des dirigeants de TPE et PME dresse un portrait contrasté du moral économique français. Legalstart (https://www.legalstart.fr/), leader des services juridiques et administratifs en ligne, publie sa « Météo des entrepreneurs ». Si le constat est sans appel concernant la conjoncture, avec près de huit entrepreneurs sur dix anticipant une dégradation de la situation économique nationale, la résilience de ces acteurs clés reste intacte.

Un climat économique et financier sous haute tension.

L’année 2025 a laissé des traces profondes dans le tissu entrepreneurial. Selon l’enquête, l’année passée s’est révélée complexe pour une large part des dirigeants : 40 % d’entre eux qualifient désormais leur situation financière de « critique » ou « fragile ». Cette précarité s’est accentuée au fil des mois, frappant durement ceux qui rencontraient déjà des difficultés.

Les chiffres sont éloquents : parmi les entrepreneurs jugeant leur situation critique, 69 % ont subi une baisse d’activité en 2025. Plus inquiétant encore, près d’un quart des dirigeants confient avoir envisagé d’arrêter leur activité l’année dernière. Pour 2026, l’optimisme n’est pas de mise sur le plan macro-économique, un tiers des répondants affichant un niveau de confiance faible pour les mois à venir.

La résilience par l’investissement.

Pourtant, face à cette morosité ambiante, les entrepreneurs font preuve d’une combativité remarquable. Le sondage révèle un paradoxe saisissant : la volonté d’agir ne faiblit pas. Même parmi les structures en situation financière critique, un tiers prévoit d’investir en 2026. Ce chiffre grimpe à 43 % chez ceux dont la situation est jugée fragile.

Au total, 72 % des sondés comptent investir dans au moins un levier de croissance cette année. On note toutefois un arbitrage dans la nature des dépenses : les investissements dans les locaux et équipements reculent au profit de la modernisation technologique. Pour ces dirigeants, l’entrepreneuriat dépasse le simple statut professionnel pour s’affirmer comme un engagement vital.

L’intelligence artificielle : entre opportunité et crainte.

Au cœur de ces stratégies d’investissement, l’intelligence artificielle (IA) occupe une place grandissante mais polarisante. Si 25 % des entrepreneurs prévoient d’investir dans l’IA en 2026 (contre 22 % en 2025), le rapport à cette technologie demeure ambivalent. Un tiers des chefs d’entreprise redoutent son impact sur leur activité, une crainte qui grimpe à 43 % chez les plus pessimistes quant à leur avenir économique.

L’étude souligne cependant que l’usage dissipe la peur : l’appréhension est nettement moins forte chez ceux qui ont déjà sauté le pas ou planifié leur investissement. L’IA s’impose progressivement comme un levier de compétitivité incontournable, même lorsqu’elle suscite initialement des inquiétudes.

Le poids du contexte politique et réglementaire.

Le climat politique national pèse lourdement sur le moral des troupes. Un tiers des entrepreneurs déclarent que ce contexte influence directement leurs choix d’investissement ou de recrutement, une proportion qui atteint 84 % chez les dirigeants anticipant une dégradation de leur situation.

Par ailleurs, l’échéance réglementaire du 1er septembre 2026 concernant la facturation électronique cristallise les tensions. À six mois de l’échéance, la moitié des entrepreneurs seulement a engagé des démarches. Un quart se déclare « pas du tout prêt », et parmi ces retardataires, 57 % n’ont pas encore choisi de solution technique. Pourtant, une fois l’outil déployé, le retour d’expérience s’avère souvent positif en termes de gain de temps et de simplification.

Une passion intacte malgré les obstacles.

Malgré les vents contraires, l’attachement à la liberté d’entreprendre reste viscéral. Seuls 16 % des répondants choisiraient le salariat si c’était à refaire. Toutefois, près d’un entrepreneur sur deux (49 %) indique qu’il n’aurait pas entrepris en France s’il avait eu le choix, pointant du doigt l’environnement structurel plutôt que la vocation elle-même.

« Les entrepreneurs sont soumis à des tensions croissantes et un climat anxiogène : instabilité économique et politique, poids des nouvelles réglementations et évolutions fiscales. Malgré tout, ils investissent et ne regrettent pas leur choix. Il est cependant indispensable de leur simplifier la vie et de stabiliser leur environnement. Cela leur permettra de se concentrer sur leurs enjeux d’aujourd’hui et demain, dont l’IA est un maillon essentiel ! », analyse Guillaume Limare, Chief Revenue Officer de Legalstart.

L’intégralité des résultats de cette enquête est consultable en ligne : La Météo des Entrepreneurs (https://rumeur-publique.fr/c6.php?ec=2&l=h354rnquc2pnj5Vl&i=ZGRpnWGXam5k&t=ZA&e=pZmaxZPXmqahcNWkldWlnMObyp%2BWyGGa1g&u=m6iq1KOdYGaqp9xgnMeZmM6n2ZKl12Ga1pOdrJma1pF2hGWx8wyl+tyfyZejx6Cr1JnVo5jRpZnZ1qiWg5nKw5+nqsWi15BnZWKVZGaQopvI&v=10).