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PARIS : Gilles PECOUT : « Avec NOÛS, nous rappelons le lien vital entre création et innovation »
La BnF et Fisheye dévoilent NOÛS, premier festival explorant les liens entre art, patrimoine et intelligence artificielle, du 9 au 19 avril prochain.
C’est une initiative qui promet de bousculer les codes de la création contemporaine et de la conservation patrimoniale. La Bibliothèque nationale de France (BnF), via sa filiale BnF-Partenariats, s’associe au groupe média Fisheye pour lancer la toute première édition du festival NOÛS. Cet événement, qui se tiendra du 09 au 19 avril 2026 sur le site François-Mitterrand à Paris, entend interroger la place de l’artiste à l’ère des algorithmes. Avant l’ouverture au grand public, les organisateurs donnent rendez-vous à la presse ce jeudi 12 février pour dévoiler les contours de cette manifestation inédite.
Un dialogue fertile entre archives et technologie
Loin de l’idée d’une technologie « hors-sol » qui viendrait effacer la main du créateur, le festival prend le parti inverse : celui de l’outil au service de la mémoire. Le concept repose sur une ouverture exceptionnelle des fonds de la BnF. Des artistes ont été invités à plonger dans les collections de l’institution — qui conserve plus de 40 millions de documents allant des manuscrits médiévaux aux jeux vidéo — pour créer des œuvres nouvelles grâce à l’intelligence artificielle.
Pour Gilles Pécout, Président de la Bibliothèque nationale de France, cette démarche s’inscrit dans la continuité de l’histoire de l’institution. « Avec le festival NOÛS, nous souhaitons rappeler qu’il y a un lien vital entre création et innovation, une relation qui passe par tout le patrimoine littéraire, artistique et scientifique confié à de grandes institutions documentaires comme la BnF », explique-t-il.
NOÛS : L’intelligence collective au cœur du projet
Le nom du festival n’a pas été choisi au hasard. Emprunté au grec ancien, « Noûs » désigne l’esprit, l’intellect, mais surtout une forme d’intelligence collective qui relie les individus. Dans un contexte où le rapport au réel est parfois fragilisé par la génération d’images synthétiques, l’événement fait le pari de la sensibilité et de l’intelligence humaine pour façonner l’usage des technologies futures.
« Ici, l’intelligence artificielle ne génère pas du faux ; elle révèle l’enfoui », précisent les organisateurs. En favorisant la rencontre entre les datacenters et les rayonnages historiques, le festival ambitionne de réenchanter la transmission du savoir. Il s’agit de donner des clés de lecture nouvelles sur des documents, gravures, cartes ou enregistrements sonores qui constituent la mémoire de plusieurs siècles.
Une programmation internationale et gratuite
La direction artistique, assurée par Fisheye (https://www.fisheyemagazine.fr/), a réuni un panel d’artistes français et internationaux reconnus pour leur exploration des arts numériques. Parmi les noms annoncés figurent Justine Emard, le Collectif Obvious, Tobias Gremmler, Kimchi & Chips, Audrey Large, Sabrina Ratté, Graphset ainsi que le duo Retina x Alexandra Mocanu.
Le festival, dont l’entrée sera gratuite, ne se limitera pas à un parcours d’exposition. Il proposera également un cycle de conférences dédiées aux enjeux éthiques et culturels de l’IA, ainsi que des performances et des projections. Ce projet bénéficie du soutien de nombreux partenaires, dont le Ministère de la Culture, Axa, Le Monde, et la Délégation générale du Québec à Paris.
Un dévoilement imminent
Si le festival n’ouvre ses portes qu’en avril, le top départ médiatique est donné cette semaine. Une conférence de presse de dévoilement se tiendra ce jeudi 12 février 2026 à 10h00 au Belvédère de la BnF. Elle réunira Gilles Pécout, Benoît Baume (Co-fondateur et Président de Fisheye), Roei Amit (Délégué général de BnF-Partenariats) ainsi qu’une partie des artistes programmés.
Pour les professionnels souhaitant assister à cette présentation ou obtenir davantage d’informations sur la programmation, les détails sont accessibles via le site de Postculture (http://postculture.org).
BnF-Partenariats continue ainsi sa mission de valorisation des collections par l’innovation, tandis que Fisheye confirme son statut de média d’avant-garde, explorant sans cesse les nouvelles écritures visuelles.