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PARIS : Gabriel ATTAL : « Une nouvelle donne économique et…

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PARIS : Gabriel ATTAL : « Une nouvelle donne économique et climatique »

Le Secrétaire général de Renaissance se rendra ce dimanche au Salon de l’Agriculture pour dévoiler les axes majeurs de son nouveau projet de société.

Gabriel Attal, Secrétaire général du parti Renaissance et président du groupe Ensemble pour la République (EPR), est attendu ce dimanche 22 février 2026 à la 62ème édition du Salon International de l’Agriculture, à Paris Expo Porte de Versailles. Cette visite, prévue dès 9 heures au Pavillon 1, marquera une étape politique importante avec la présentation d’une feuille de route ambitieuse pour le parti présidentiel, baptisée « Pour une nouvelle donne économique et climatique ».

Une délégation politique de premier plan

Pour cette déambulation au contact du monde paysan et des visiteurs, l’ancien Premier ministre ne sera pas seul. Il sera accompagné d’une délégation importante de parlementaires, illustrant la mobilisation du groupe EPR autour de ces nouveaux axes programmatiques. Parmi les élus présents figureront notamment Agnès Pannier-Runacher, Olivia Grégoire, Prisca Thevenot, Stéphane Travert, ainsi que les députés Jérémy Decerle, Jean-Luc Fugit, Daniel Labaronne, Sandrine Le Feur, Stéphane Mazars et Jean-François Rousset.

Ce déplacement s’inscrit dans une volonté de « réarmement idéologique » du parti. Dans un éditorial accompagnant les travaux de la convention thématique de Renaissance, Gabriel Attal pose un diagnostic sans concession sur la situation mondiale : « Nous refusons de voir la France faire la planche dans les deux ans qui viennent alors que le monde entier accélère ».

Un choc de productivité et d’innovation

Au cœur de ce nouveau modèle, le parti place la souveraineté économique et la prospérité. Le constat dressé par Renaissance pointe un retard de productivité par rapport aux États-Unis et une dépendance accrue vis-à-vis des géants technologiques. Pour y remédier, Gabriel Attal propose de « libérer la compétitivité » en refusant toute hausse d’impôt sur les entreprises et en poursuivant la baisse des impôts de production.

Plus audacieux, le document de travail évoque la création de « mini-Singapour », des zones d’innovation dédiées notamment aux technologies vertes, où les règles seraient assouplies pour accélérer le développement. « Celui qui maîtrisera l’IA maîtrisera le monde », affirme le Secrétaire général, plaidant pour un État investisseur plutôt que simplement subventionneur.

L’objectif affiché est clair : augmenter les salaires par la croissance. Renaissance fixe un cap symbolique fort, celui de porter le salaire médian français au niveau de son équivalent américain, soit une fourchette comprise entre 2 000 et 3 000 euros par mois.

L’écologie du contrat contre la décroissance

Le volet climatique occupe une place centrale dans cette « nouvelle donne ». Sous l’égide de Pascal Canfin, Stéphane Travert et Antoine Pellion, le parti défend une « écologie du contrat » et de l’offre, s’opposant fermement aux thèses de la décroissance ou au scepticisme climatique.

Le programme mise sur une indépendance énergétique totale vis-à-vis de la Russie et des pays du Golfe, en s’appuyant sur un mix combinant nucléaire et énergies renouvelables. L’ambition est de produire les trois quarts de l’énergie consommée directement sur le sol français. Pour les ménages, des mesures concrètes sont avancées, comme l’extension du leasing social aux voitures d’occasion et le maintien des Zones à Faibles Émissions (ZFE), tout en accompagnant les plus fragiles.

Jeunesse et nouveaux rythmes de travail

Enfin, cette refondation idéologique s’adresse directement à la jeunesse et aux actifs. Le parti souhaite adapter le monde du travail aux nouvelles aspirations sociétales. Parmi les propositions phares figure la généralisation de la semaine en 4 jours pour les salariés ne pouvant pas bénéficier du télétravail.

Sur le plan sociétal, Renaissance avance l’idée d’un « droit opposable à la garde d’enfant », présenté comme un progrès social majeur pour les parents. L’enseignement supérieur n’est pas en reste, avec la volonté de provoquer un « choc des savoirs » pour orienter massivement les étudiants vers les filières d’avenir, notamment l’intelligence artificielle et la transition écologique.

Retrouvez les détails du projet sur le site du parti (https://parti-renaissance.fr).