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PARIS : François Clément-Grandcourt : « Inciter à voter est…

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PARIS : François Clément-Grandcourt : « Inciter à voter est un acte de responsabilité sociétale »

À six semaines des élections municipales, une enquête Odoxa révèle que 59 % des Français font désormais davantage confiance aux entreprises qu’aux politiques pour transformer la société.

Le constat est sévère pour la classe politique, mais porteur d’une responsabilité nouvelle pour le monde économique. Alors que la France s’apprête à retourner aux urnes les 15 et 22 mars 2026, le fossé se creuse entre les citoyens et leurs élus. Selon un sondage exclusif réalisé par Odoxa pour le think tank Entreprise et Progrès, seuls 13 % des Français accordent leur confiance aux responsables politiques pour « changer les choses ». À l’inverse, l’entreprise s’impose comme un refuge de crédibilité : 59 % des sondés la plebiscitent, loin devant les syndicats (35 %).

L’entreprise, nouvel acteur démocratique.

Face à l’érosion du lien civique et à une abstention qui se structure — 16 % des électeurs s’abstiennent désormais systématiquement — les attentes se déplacent vers la sphère professionnelle. L’étude met en lumière un chiffre frappant : 57 % des Français jugent légitime que les entreprises incitent leurs salariés à aller voter. Ce souhait, stable par rapport à 2024, transcende les catégories socio-professionnelles, ralliant aussi bien les cadres (60 %) que les ouvriers (53 %).

« Dans un contexte de forte défiance démocratique, ces résultats montrent une attente claire des Français vis-à-vis des entreprises sur le terrain civique. Inciter à voter n’est pas une intrusion dans la vie privée des salariés, c’est un acte de responsabilité sociétale », analyse François Clément-Grandcourt, Président d’Entreprise et Progrès.

Performance et impact : l’exigence d’équilibre.

Cette confiance accordée au secteur privé s’accompagne d’une exigence de résultat qui dépasse la simple rentabilité. Pour 75 % des personnes interrogées, la performance économique doit être mise sur un pied d’égalité avec l’impact social et environnemental.

Les priorités assignées aux dirigeants sont claires et reflètent les inquiétudes de l’époque. L’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que la souveraineté économique (le « Made in France ») arrivent en tête des préoccupations, citées par 54 % des Français. Suivent la protection de l’environnement (36 %) et l’inclusion sociale (30 %). « Les entreprises progressistes sont celles qui contribuent à renforcer le lien démocratique, aux côtés de leurs engagements économiques, sociaux et environnementaux », précise François Clément-Grandcourt.

Un levier d’attractivité incontournable.

Cette quête de sens redéfinit également le rapport au travail. La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) n’est plus une option cosmétique, mais un véritable atout pour le recrutement. L’enquête révèle que pour 76 % des salariés, l’engagement d’une entreprise en matière de RSE est un critère déterminant pour la rejoindre. À l’heure où la guerre des talents fait rage, l’alignement des valeurs devient aussi crucial que la rémunération.

Entreprise et Progrès (https://www.entreprise-et-progres.com/) est un think tank réunissant des dirigeants engagés pour allier performance économique et progrès social.