PARIS : Formation – La Région Sud mise sur Valabre po…
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PARIS : Formation – La Région Sud mise sur Valabre pour l’avenir climatique
Au Salon International de l’Agriculture 2026, la Région Sud met en lumière le Campus Nature Provence de Valabre pour former 3 400 jeunes aux défis de l’eau et de l’adaptation climatique.
Ce mardi 24 février, l’effervescence était palpable dans les allées du Salon International de l’Agriculture à Paris. Pour inaugurer le stand régional, une délégation de premier plan avait fait le déplacement : Bénédicte MARTIN, Vice-Présidente de la Région en charge de l’Agriculture, et François de CANSON, Vice-Président en charge du développement économique, représentaient l’exécutif régional. Ils étaient entourés des présidents de Départements, dont Jean-Louis MASSON, Président du Département du Var, venu soutenir les producteurs de son territoire.
Mais au-delà des dégustations et des vitrines de produits, c’est l’avenir même de la profession qui se jouait sur le stand. Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a profité de sa visite pour rappeler une priorité absolue : préparer la relève face au changement climatique. Au cœur de cette stratégie, le lycée agricole de Valabre s’impose comme un modèle d’excellence.
Un laboratoire à ciel ouvert pour la jeunesse
Sur le stand régional (Hall 7.2), l’exploitation du lycée agricole de Valabre ne passe pas inaperçue. Céréales, vins, pommes : les produits présentés ne sont pas de simples échantillons, mais le fruit d’un travail pédagogique rigoureux. Le « Campus Nature Provence » incarne la vision régionale d’une agriculture moderne. L’exploitation est entièrement conduite en agriculture biologique et certifiée Haute Valeur Environnementale (HVE).
Pour Renaud MUSELIER, il s’agit de « défendre ceux qui nous nourrissent et préparer l’avenir ». Et cet avenir passe par la salle de classe autant que par le champ. La Région Sud dispose d’un réseau solide pour assurer cette mission : 12 lycées agricoles publics, 4 lycées privés conventionnés et 14 Maisons Familiales Rurales. Chaque année, ce sont près de 3 400 jeunes qui se forment aux métiers du vivant, du CAP au BTS, apprenant en conditions réelles les gestes de demain.
Le défi de l’Or Bleu et du climat
L’enseignement agricole ne se contente plus de transmettre des techniques ancestrales ; il doit désormais inculquer la résilience. La Région Sud, première de France pour l’agriculture biologique et la production de fruits et légumes, est en première ligne face au réchauffement. Le Président de la Région a insisté sur la nécessité d’adapter les pratiques, notamment via le « Plan Or Bleu ».
La préservation de l’eau est devenue un enjeu central des formations dispensées à Valabre et ailleurs. Il s’agit d’apprendre aux futurs exploitants à moderniser les réseaux d’irrigation et à cultiver avec une ressource hydrique contrainte. Cette approche technique est complétée par le lancement, lors de ce Salon, du « Plan Bio Régional 2026-2028 », qui vise à consolider des filières résilientes. L’objectif est clair : armer la nouvelle génération d’outils concrets pour sécuriser leur activité face aux aléas climatiques.
De la formation à l’installation : une réussite varoise
La formation n’est que la première étape d’un parcours que la Région souhaite sécuriser de bout en bout. Pour illustrer cette réussite, le parcours de Lisa HERBOMEZ, éleveuse dans le Var, fait figure d’exemple. Après un BTSA Productions animales où elle a eu une « véritable révélation pour l’élevage caprin », la jeune femme a fondé « Les Caprines d’Éole ».
Accompagnée par la Chambre d’agriculture du Var, elle a bénéficié de la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA), un dispositif désormais piloté directement par la Région Sud. « Grâce à ce dispositif, j’ai pu financer une partie de mon investissement matériel et consolider mon fonds de roulement », témoigne Lisa HERBOMEZ.
En 2025, plus de 250 jeunes agriculteurs ont ainsi été accompagnés, avec une aide moyenne de 35 806 euros par installation. Entre prêt d’honneur agricole et soutien au foncier, la Région Sud entend prouver que l’agriculture de demain se prépare dès aujourd’hui, dans nos lycées et sur nos territoires. Comme l’a résumé Renaud MUSELIER, l’ambition est simple : « assurer la pérennité de notre agriculture et le renouvellement des générations ».