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PARIS : Fondapol – « Mouvements protestataires : le retour de la violence »

En France, depuis plusieurs années, les mobilisations sociales et la contestation, en particulier dans la sphère écologiste, s’accompagnent de plus en plus souvent d’actes violents.

Si les décennies 1980-1990 ont été une période de basse intensité, la violence a fait un bond spectaculaire dans les années 2018-2019 avec, notamment, le mouvement des Gilets jaunes. Ce retour de la violence politique relève d’organisations plus ou moins structurées, de groupes informels ou de réseaux affinitaires, ayant généralement pour caractéristique commune d’être dans une logique anticapitaliste ou « antisystème ». Cette violence s’exprime diversement : violences verbales, obstructions, intrusions illégales, dégradations, vols de biens matériels, piratage de sites internet, usurpation d’identité, harcèlement, intimidation. Même s’il faut se montrer extrêmement prudent, on ne peut bien évidemment pas exclure une dérive de nature « écoterroriste » ou terroriste avec l’arrivée d’activistes qui chercheraient à blesser et à tuer intentionnellement des personnes.

Au sein du monde militant et même d’une partie de la population, il existe un sentiment selon lequel la violence paie, qu’elle constitue le moyen le plus efficace pour opérer les changements voulus tant sur le plan écologique qu’économique et social. Il faut se demander pourquoi un certain nombre de Français en viennent à penser que seule la violence est efficace. À tout le moins, on peut dire que cette violence est un symptôme supplémentaire de la crise de notre démocratie. Cette étude n’aborde pas le cas des groupes appartenant à l’ultradroite et à la mouvance identitaire.

Eddy Fougier,

Politologue, consultant indépendant, chargé d’enseignement à Sciences Po Aix-en-Provence et à l’Audencia Business School.

SOURCE : Fondapol – La Newsletter du 20 février 2026.