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PARIS : Finance – L’IA hybride s’impose comme le levier incontournable de la création de valeur

Une enquête d’envergure mondiale menée par Cloudera et Finextra révèle que l’intelligence artificielle hybride est désormais plébiscitée par 91 % des institutions financières, malgré des défis persistants en matière de sécurité et de gouvernance des données.

La transformation numérique du secteur bancaire et financier franchit un nouveau cap en ce début d’année 2026. Selon les conclusions d’une étude internationale qui fait autorité, l’intelligence artificielle (IA) n’est plus une option, mais une nécessité stratégique. L’enquête, réalisée auprès de 155 décideurs et dirigeants, démontre un consensus quasi absolu : pour plus de neuf établissements sur dix, l’approche hybride est désormais la clé de voûte de la création de valeur.

L’avènement du modèle hybride.

L’étude met en lumière une mutation profonde des infrastructures informatiques. Actuellement, 62 % des institutions financières ont adopté une architecture d’IA hybride. Ce modèle combine le cloud public, les datacenters privés et les environnements « edge » (en périphérie de réseau). Cette flexibilité permet de déployer l’intelligence artificielle là où résident les données, une capacité jugée cruciale pour gérer les systèmes hérités (legacy) tout en assurant une mise à l’échelle efficace. Pour les acteurs du secteur, il s’agit de répondre à une exigence de performance : l’entraînement et le déploiement des modèles d’IA nécessitent des ressources colossales que seule une infrastructure agile peut supporter.

Adrien Chenallier, directeur mondial des solutions IA pour les services financiers chez Cloudera, souligne cette réalité : « Le rapport montre clairement qu’il est indispensable d’adopter une stratégie hybride où les données sont partout. Il met également en évidence le fait que l’infrastructure seule ne suffit pas ».

Le défi sécuritaire et la barrière des silos.

Si l’ambition est là, la mise en œuvre se heurte à des obstacles techniques majeurs. La sécurité des données apparaît comme le frein principal à une adoption réussie. Plus inquiétant encore, 97 % des établissements confient que leurs efforts sont entravés par des silos de données, isolant les informations et empêchant une vision unifiée. Cette fragmentation fragilise les stratégies d’innovation. Pour 84 % des entreprises interrogées, la mise en place d’un cadre de gouvernance et de sécurité unifié est considérée comme « cruciale » ou « très importante ».

Gary Wright, managing director chez Finextra, analyse cette tendance : « Aux yeux de nos membres, une chose est claire : l’IA ne pourra atteindre son plein potentiel que si la souveraineté, la confidentialité et la fiabilité des données sont    garanties ».

Une fracture numérique entre leaders et suiveurs.

L’étude dessine également une ligne de fracture au sein du marché. Si 97 % des établissements déploient au moins un cas d’usage d’IA ou de Machine Learning, le niveau de maturité reste très disparate. Près de la moitié des entreprises (48 %) ont dépassé la phase d’expérimentation mais peinent encore à intégrer l’IA dans leurs opérations fondamentales. À l’inverse, un groupe restreint de 26 % des organisations est parvenu à adopter l’IA à l’échelle de l’entreprise, s’octroyant ainsi un avantage concurrentiel significatif. Pour combler ce retard, les experts insistent sur la nécessité de plateformes unifiées.

« C’est le seul moyen d’améliorer la fiabilité, de mieux gérer le risque et d’accélérer l’adoption de l’IA à grande échelle », conclut Adrien Chenallier.

La capacité à sécuriser les données devient dès lors le critère numéro un dans le choix des fournisseurs technologiques pour un quart des acteurs du marché.