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PARIS : Familles de France réclame des allocations familial…

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PARIS : Familles de France réclame des allocations familiales des le premier enfant

Familles de France souligne l’importance de cette mesure dans un contexte social préoccupant.

L’association Familles de France a salué l’adoption à l’Assemblée nationale de la proposition de loi instaurant le versement des allocations familiales dès le premier enfant. Cette avancée, attendue depuis longtemps, pourrait constituer un signal fort en faveur de la justice sociale et du soutien à la natalité. Elle reconnaît enfin que la venue au monde d’un premier enfant représente un bouleversement majeur – humain, financier, organisationnel – pour lequel les familles ont besoin d’un accompagnement concret.

Un contexte social préoccupant

Cependant, cette satisfaction ne saurait occulter le climat préoccupant dans lequel cette mesure est adoptée. La France traverse une période difficile, marquée par une insécurité croissante, une dégradation des espaces publics, une perte du sens civique et une défiance vis-à-vis de l’autorité. Le week-end dernier encore, les Champs-Élysées, autrefois vitrine de l’art de vivre parisien, se sont transformés en zone de non-droit, théâtre de violences, de dégradations et de provocations. Les Parisiens les fuient, et les familles n’osent plus s’y promener. Comment inculquer à nos enfants les valeurs du respect, de l’engagement et du vivre-ensemble quand la sauvagerie devient une conséquence attendue – et parfois banalisée – de chaque victoire sportive ou de chaque manifestation sociale ? Récemment, une conseillère d’éducation a perdu la vie après un coup de couteau porté par un élève. Et demain ?

Un appel à un sursaut collectif

Familles de France refuse de laisser la question de l’ordre public et du respect des règles aux mains des extrêmes. La sécurité des biens et des personnes, le respect des institutions, ne sont ni des slogans creux, ni des gros mots. Ce sont des conditions indispensables au bien-être des familles, à l’éducation des enfants, à la paix sociale. Il faut un sursaut collectif, politique, éducatif et moral. Les familles, premières éducatrices, ne peuvent pas continuer à porter seules le poids du rétablissement des repères, alors que l’exemplarité fait défaut dans tant d’espaces publics et médiatiques.

Des politiques publiques cohérentes

L’annonce de cette réforme familiale doit donc s’accompagner d’une remobilisation de l’État sur ses fonctions régaliennes, et d’un effort transversal pour restaurer la confiance, l’ordre et le respect mutuel. Familles de France appelle à des politiques publiques cohérentes, qui associent justice sociale et exigence républicaine. Il est nécessaire d’avoir une vision de long terme pour réenchanter le projet familial et soutenir durablement les parents dans leur mission éducative. Il est également important de garantir une équité réelle dans le versement de cette nouvelle allocation, sans effets d’éviction pour d’autres familles, notamment nombreuses ou modestes.

Les familles, créancières de la nation

Emilie Souplet, responsable du pôle éducation, déclare : « Les familles sont créancières de la nation. Elles ne sont pas à prendre en charge ; elles sont à prendre en compte ». Une politique familiale ambitieuse et juste demeure la meilleure des politiques sociales, à condition d’être portée par un cadre stable, respectueux et protecteur pour toutes les générations.