Skip to main content

PARIS : Faciliter le déploiement des innovations pour réd…

Print Friendly, PDF & Email
Floriane Dumont
29 Fév 2024

Partager :

PARIS : Faciliter le déploiement des innovations pour réduire l’empreinte carbone

Marc FESNEAU, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire a présenté aux filières d’élevage le plan gouvernemental pour reconquérir notre souveraineté sur l’élevage, renforcé conformément aux annonces du Premier ministre le 1er février dernier, et structuré autour d’une ambition claire et assumée : « Nous devons produire ce que nous consommons ».

Replacer l’élevage au cœur de la transition écologique

L’élevage français est enfin un acteur incontournable de la transition écologique grâce à une valorisation accrue de la biomasse et des co-produits de l’élevage, au service de la décarbonation de notre économie.

Faciliter le déploiement des innovations et pratiques permettant de réduire l’empreinte carbone

Le stockage et l’épandage des lisiers et digestats sont sources de volatilisation d’ammoniac (NH3, polluant et précurseur de particules fines) et d’émissions de protoxyde d’azote (N2O, gaz à effet de serre ou GES). Dans le cadre de la planification écologique, l’État soutiendra dès 2024 à hauteur de 30 M€ par an l’investissement des élevages en agroéquipements contribuant à réduire significativement ces émissions. Les couvertures de fosses à lisier ainsi que les matériels d’épandage et d’enfouissage moins émissifs seront plus particulièrement ciblés. Plus largement, le programme national de développement agricole et rural (PNDAR) intègre depuis 2023 une priorité relative à la réduction des émissions de GES de l’agriculture et au développement des techniques permettant de stocker du carbone.

Le PNDAR soutient notamment des projets de recherche et développement ainsi que des démarches de transfert des connaissances qui peuvent donc contribuer à la diminution des émissions de GES, en réduisant par exemple les périodes improductives des animaux, en travaillant sur leur longévité, leur efficience alimentaire en particulier au pâturage et leur capacité à valoriser une diversité de ressources fourragères. De plus, dans le cadre de France 2030, l’État soutient le projet Méthane 2030, à hauteur de 5 M€, qui vise à améliorer la génétique bovine pour réduire les émissions de ces élevages. Étant donné les modes de production, plus vertueux, dans l’Union européenne et en France, la stratégie protéines, en visant à relocaliser la production de protéines en France, notamment pour l’alimentation animale, contribue également à améliorer la résilience des élevages, et son empreinte carbone.