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PARIS : Exposition Paris 1874 Inventer l’impression…

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Floriane Dumont
5 Mai 2024

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PARIS : Exposition Paris 1874 Inventer l’impressionnisme au Musée d’Orsay

Les expositions ouvertes le 8 mai 2024.

Les jours fériés se suivent et ne se ressemblent pas… Ce mercredi 8 mai, les portes des plus belles institutions parisiennes restent ouvertes pour notre plus grand plaisir. Parmi les expositions incontournables, la Fondation Louis Vuitton présente l’Atelier Rouge d’Henri Matisse, une immersion dans l’univers artistique du célèbre peintre. À la Philharmonie de Paris, plongez dans l’odyssée numérique d’Adrien M et Claire B, où les spectateurs deviennent acteurs d’un spectacle immersif unique. Pour une expérience ludique, rendez-vous à la Monnaie de Paris pour l’exposition Insert Coin, qui transforme le lieu en une gigantesque salle d’arcade rétro.

Les amateurs d’art seront comblés avec l’exposition consacrée à Auguste Herbin au Musée de Montmartre, où les formes géométriques et les couleurs vibrantes sont à l’honneur. Au Palais Galliera, plongez dans l’univers de la photographie de mode avec l’exposition rétrospective de Paolo Roversi, un photographe emblématique de la mode contemporaine. Que vous soyez amateur d’histoire, d’art contemporain ou de photographie, vous trouverez certainement une exposition qui éveillera votre curiosité et stimulera votre imagination ce 8 mai à Paris.

Paris, 15 avril 1874, 8h du soir, dans l’ancien atelier de Nadar, 35 boulevard des Capucines. Face à la touche versatile de Monet, Pissarro, Renoir et Morisot, les critiques fusent, moqueuses. Certains ironisent sur ces tâches rouges et bleues piquées « au hasard », d’autres raillent ce « mauvais plaisant qui s’est amusé à tremper ses pinceaux dans la couleur, à barbouiller pas mal de mètres de toile et à les signer de noms différents ». Le scandale touche à son paroxysme avec Louis Leroy : « Impression, impression, je me disais aussi… Puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là-dedans. »

S’il est un graveur plutôt médiocre, le critique du Charivari a le sens de la formule et forge par dérision le mot impressionniste, donnant ainsi son nom à une école sans règle ni manifeste. L’impressionnisme est né. Mais qui compose ce clan de révoltés à qui tout le monde souhaite « bonne chance » ? Ambitieux, provocants, farouchement indépendants… Certains s’appellent Claude Monet, Alfred Sisley ou Mary Cassatt, ont fait partie du Salon des refusés et sont bien décidés à changer l’Histoire de l’art.

Cent cinquante plus tard, le musée d’Orsay nous fait revivre ce printemps 1874 avec une éblouissante sélection d’œuvres impressionnistes mise en perspective avec des tableaux et des sculptures salués au même moment par le Salon officiel. Une rencontre du troisième type où la scandaleuse Olympia de Paul Cézanne s’oppose au classique Narcisse de Paul Dubois, et où les petits rats de l’opéra d’Edgar Degas affrontent sur scène Satyre et cette voluptueuse bacchante alanguie du dandy moderne Henri Gervex. Entre les champs de coquelicots, les scènes de cafés et les croquis en plein air, l’exposition nous invite aux premières loges d’un mouvement révolutionnaire, rejouant ainsi sous nos yeux un épisode clé de l’Histoire de l’art considéré comme le coup d’envoi des avant-gardes.

SOURCE : Arts in the City