PARIS : Exposition – Guillaume HERBAUT documente les…
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PARIS : Exposition – Guillaume HERBAUT documente les cicatrices de l’Ukraine à l’Académie des beaux-arts
Lauréat du Prix Marc Ladreit de Lacharrière 2024, le photographe Guillaume Herbaut expose les blessures de la guerre à l’Académie des beaux-arts.
L’Académie des beaux-arts présentera, du 8 octobre au 29 novembre 2026, l’exposition « UKRAINE, LE MAL QUI RESTE » du photographe Guillaume Herbaut. Accueilli au sein du Pavillon Comtesse de Caen, ce projet photographique est le fruit du travail récompensé par le prestigieux Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière, que l’artiste a remporté en 2024. L’exposition propose une immersion dans les conséquences profondes et durables de l’invasion russe en Ukraine.
Les traces visibles et invisibles du conflit
Depuis le début de l’offensive, Guillaume Herbaut a parcouru les territoires ukrainiens pour mener un travail d’enquête et de documentation au long cours. Ses clichés témoignent du quotidien d’un peuple en guerre : celui des soldats sur la ligne de front, des blessés, mais aussi des civils contraints à l’exil ou vivant sous la menace constante des drones. L’exposition met en lumière la nouvelle dimension technologique du conflit, tout en s’attachant à révéler les traces, parfois indélébiles, laissées sur les populations et les paysages meurtris par les combats.
Au-delà des ruines, les traumatismes humains
Sous le commissariat de Sylvie Hugues, correspondante de l’Académie des beaux-arts, l’exposition dépasse la simple documentation de la destruction matérielle. Le travail de Guillaume Herbaut interroge ce qui subsiste lorsque les armes se taisent : les blessures intimes, les mémoires fragmentées et les cicatrices psychologiques. Le deuil, la perte et l’arrachement sont au cœur de cette œuvre qui explore les atteintes profondes à la santé mentale d’une société tout entière confrontée à l’épreuve de la guerre. C’est une réflexion sur la résilience et le « mal qui reste » une fois le fracas des bombes estompé.
Un photographe de la mémoire
Né en 1970, Guillaume Herbaut documente l’Ukraine depuis 2001, bien avant l’invasion à grande échelle. Son livre « Ukraine, Terre désirée », paru en 2022, retrace d’ailleurs vingt ans de reportages sur les origines du conflit. Son travail l’a souvent conduit dans des lieux chargés d’histoire et de drames invisibles, comme Tchernobyl, Auschwitz ou Nagasaki. Multi-récompensé, il a notamment reçu trois World Press, un Visa d’or, le prix Niepce en 2011 et le prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre. Il est représenté par l’Agence VU.
Un prix pour soutenir la création photographique
Créé en 2007 à l’initiative de Marc Ladreit de Lacharrière, membre de l’Académie, le Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière – Académie des beaux-arts est une bourse qui permet à un photographe confirmé de réaliser un projet d’envergure en toute liberté. Il a déjà récompensé des artistes tels que Françoise Huguier, Klavdij Sluban ou encore Pascal Maitre.
Informations pratiques
L’exposition, labellisée « Bicentenaire de la Photographie » par le ministère de la Culture, se tiendra au Pavillon Comtesse de Caen (Palais de l’Institut de France, 27 quai de Conti, Paris 6ème). Elle sera ouverte du mardi au dimanche, de 11h à 18h. L’entrée est libre et gratuite.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
