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PARIS : Environnement – Le Parti animaliste cible les…

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PARIS : Environnement – Le Parti animaliste cible les importations de soja liées à la déforestation

Le Parti animaliste pointe la responsabilité de l’élevage français dans la déforestation mondiale et exige l’arrêt immédiat des importations de soja.

La question de la souveraineté alimentaire et de son coût écologique revient sur le devant de la scène. Quelques semaines après la clôture de la COP30 à Belém, le Parti animaliste continue d’alerter sur le rôle prépondérant du système agroalimentaire français dans la destruction des forêts tropicales. Au cœur des critiques : la dépendance massive aux importations de tourteaux de soja, majoritairement en provenance d’Amérique du Sud, destinés à nourrir le bétail hexagonal.

Des chiffres accablants pour la biodiversité.

Les données mises en avant par la formation politique dessinent un constat inquiétant. Selon le rapport « Empreinte Forêt de la France 2025 », la consommation nationale de matières premières agricoles importées a engendré la disparition de 1 837 487 hectares de surfaces forestières à l’étranger.

Cette surface, équivalente à une fois et demie la taille de l’Île-de-France, illustre une déforestation qui avance à un rythme effréné : environ 23 terrains de football par heure. Pour le Parti animaliste, ces destructions ne se limitent pas à une perte de biodiversité ; elles aggravent la crise climatique, menacent l’habitat de la faune sauvage et détruisent les moyens de subsistance des peuples autochtones.

L’élevage, moteur de la destruction.

La corrélation entre élevage industriel et dérèglement climatique est désormais documentée. Outre la déforestation importée, le secteur agricole représente une part significative des émissions nationales de méthane et de protoxyde d’azote. Eddine Ariztegui, coprésident et porte-parole du Parti animaliste, insiste sur la dimension systémique du problème : « La déforestation dont la filière de l’élevage est responsable n’est pas une fatalité mais un choix politique. En la soutenant, la France sacrifie le poumon vert de la planète et accélère le réchauffement climatique au profit d’une filière     anachronique ».

Un appel à la volonté politique.

Face à l’urgence, le mouvement politique formule trois exigences claires à l’adresse du gouvernement et des institutions européennes. Il demande la mise en place d’un calendrier contraignant pour interdire les importations issues de nouvelles déforestations, telles que l’huile de palme et le soja.

Le parti réclame également une traçabilité transparente des tourteaux, assortie de sanctions financières dissuasives. Enfin, l’organisation plaide pour une réorientation des aides afin d’accompagner les éleveurs vers la production de protéines végétales, marquant ainsi une rupture avec le modèle actuel pour favoriser une véritable souveraineté alimentaire. « Une politique écologique est impossible sans un changement de paradigme alimentaire », conclut Eddine Ariztegui.