PARIS : Emploi – Le chagrin d’amour impacte la produc…
Partager :
PARIS : Emploi – Le chagrin d’amour impacte la productivité d’un salarié sur trois
Une récente étude de Zety révèle que les ruptures amoureuses poussent un tiers des actifs à s’absenter, affectant considérablement la productivité et la motivation au sein des entreprises.
Si la rupture amoureuse relève de la sphère privée, ses répercussions franchissent inévitablement la porte du bureau. C’est le constat dressé par une nouvelle enquête menée par Zety (https://zety.fr/blog/conge-chagrin-amour), spécialiste de la création de CV en ligne. Le rapport met en lumière un phénomène souvent ignoré des directions des ressources humaines : le coût caché des peines de cœur sur le fonctionnement des organisations.
Un absentéisme dissimulé.
Loin d’être anecdotique, le choc émotionnel lié à une séparation entraîne une réaction immédiate chez de nombreux collaborateurs. Selon l’étude, un salarié sur trois a déjà posé un arrêt maladie ou utilisé des jours de congé spécifiquement pour se remettre d’une rupture.
Contrairement aux idées reçues, ce sont les hommes qui semblent les plus enclins à s’absenter dans ces circonstances (36 %), contre 28 % des femmes. Le clivage générationnel est encore plus marqué : la génération Z est en première ligne, avec 47 % de jeunes actifs concernés, suivie par les millennials (45 %), tandis que les baby-boomers ne sont que 11 % à modifier leur agenda professionnel pour cette raison.
Chute de productivité et perte de motivation.
Au-delà de l’absence physique, c’est la présence inefficace qui pèse sur l’entreprise. Le rapport indique que 43 % des salariés constatent une baisse significative de leur productivité ou de leur capacité de concentration après une séparation. De même, 38 % évoquent une diminution de leur motivation et de leur engagement, et près d’un quart (23 %) admettent une altération de leur prise de décision.
Vers un « congé pour chagrin d’amour » ?
Face à ce constat, l’idée d’un congé spécifique fait son chemin. Un tiers des sondés estime que les employeurs devraient proposer un « congé pour chagrin d’amour », un dispositif officiel permettant de récupérer sans puiser dans ses congés payés ni recourir à un arrêt maladie de complaisance.
Pour 40 % des salariés interrogés, une période de récupération d’au moins trois jours serait nécessaire pour reprendre le travail dans de bonnes conditions. Toutefois, le tabou persiste : 65 % des employés se disent mal à l’aise à l’idée de formuler une telle demande à leur hiérarchie, craignant le jugement ou des conséquences négatives sur leur carrière.
La flexibilité comme solution privilégiée.
Pour concilier vie personnelle et impératifs professionnels, les salariés plébiscitent avant tout la souplesse. Le télétravail est cité par 31 % des répondants comme l’aide la plus utile, à égalité avec les horaires flexibles. D’autres (26 %) souhaiteraient simplement plus de discrétion, avec un allégement des réunions.
« Les ruptures amoureuses font partie des formes de deuil personnel les plus courantes, pourtant on attend souvent des salariés qu’ils continuent à travailler comme si de rien n’était », explique Jasmine Escalera, experte carrière chez Zety. « Offrir de la flexibilité à court terme, via le télétravail, une charge de travail ajustée ou un congé pour chagrin d’amour, peut aider les salariés à se remettre plus rapidement, à rester productifs et à se sentir soutenus plutôt que pénalisés pour un événement de vie normal ».
Zety (https://zety.fr/) est une plateforme en ligne dédiée à la création de CV et de lettres de motivation, proposant des conseils d’experts pour accompagner les carrières.
L’étude complète est consultable ici : https://zety.fr/blog/conge-chagrin-amour.