PARIS : Économie – Un record historique de 70 000 déf…
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PARIS : Économie – Un record historique de 70 000 défaillances d’entreprises enregistré en 2025
Le dernier bilan Altarès révèle un niveau inédit de procédures collectives en France pour l’année 2025, soulignant la fragilité critique de la trésorerie des PME face aux retards de paiement.
Le tissu économique français fait face à une vague de turbulences sans précédent. Selon le rapport publié hier par le cabinet Altarès (T4 et bilan 2025), la France a franchi un seuil symbolique et inquiétant : près de 70 000 entreprises ont fait l’objet d’une procédure collective au cours de l’année 2025. Ce chiffre, qualifié d’historique, dépasse les niveaux observés lors des précédentes crises économiques majeures.
La fin d’année n’a offert aucun répit, avec plus de 19 000 défaillances recensées sur le seul dernier trimestre. Dans ce contexte tendu, ce sont les microentreprises et les PME qui apparaissent comme les structures les plus exposées aux aléas de la conjoncture.
Les délais de paiement, un danger structurel.
Au-delà du ralentissement économique global, une cause structurellement évitable pèse lourdement sur la survie des sociétés : les délais de paiement. D’après les données analysées, près de 25 % des défaillances trouvent leur origine dans ces retards. Pour les petites structures, un décalage de trésorerie de quelques semaines suffit souvent à provoquer la cessation de paiement, indépendamment de la viabilité de leur modèle économique.
Ce constat est partagé par les acteurs de la fintech qui observent ces flux au quotidien. Clément Carrier, CEO d’Aria, analyse cette dynamique : « Le ralentissement observé en fin d’année ne doit pas masquer l’essentiel : la défaillance devient de plus en plus une question de trésorerie, pas de rentabilité. Attendre 60 ou 90 jours pour être payée, c’est accepter une tension immédiate sur la trésorerie, l’activité, l’emploi et la capacité d’investissement ».
Le financement instantané pour sécuriser la trésorerie.
Face à cet enjeu, de nouvelles solutions technologiques émergent pour tenter de fluidifier les échanges B2B. C’est le créneau d’Aria, une fintech française fondée en 2021, qui propose une infrastructure de paiement différé s’intégrant aux logiciels de gestion (ERP) et aux places de marché. Le principe est de permettre au fournisseur d’être payé immédiatement après l’émission de la facture, tandis que le risque est porté par l’acheteur final, généralement plus solide financièrement.
« Permettre un paiement dès l’émission de la facture n’est plus un confort, mais un outil de prévention des défaillances », affirme Clément Carrier. La société indique avoir déjà financé, directement ou indirectement, plus de 100 000 entreprises en Europe et collaboré avec près de 80 % des groupes du CAC 40.
Le document complet détaillant ces chiffres est accessible ici (https://www.datapressepremium.com/rmdiff/2011520/diff_2028901200126121035.pdf).