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PARIS : Économie Sociale – Anne de BAYSER, co-présidente du Groupe SOS aux côtés de Jean-Marc Borello

Le géant de l’économie sociale renforce sa gouvernance en nommant Anne de Bayser co-présidente aux côtés du fondateur historique Jean-Marc Borello.

C’est une évolution majeure dans la gouvernance de l’un des principaux acteurs non lucratifs d’Europe. Le Groupe SOS a annoncé, vendredi 16 janvier, la mise en place d’une coprésidence pour piloter ses 26 000 collaborateurs et ses multiples structures. À compter du 1er février 2026, Anne de Bayser rejoindra officiellement Jean-Marc Borello à la tête de l’organisation, formant un binôme destiné à répondre aux défis croissants du secteur associatif.

Un binôme stratégique face aux tensions du secteur

Cette réorganisation intervient dans un contexte que le Groupe qualifie de « période critique » pour le monde associatif, marqué par la raréfaction des financements publics et une complexité réglementaire accrue. Face à l’augmentation continue des besoins sociaux et sanitaires, le Groupe SOS fait le choix de la complémentarité.

Jean-Marc Borello, figure tutélaire qui porte le projet depuis 40 ans, continuera d’incarner la vision et l’engagement sociétal du mouvement. À ses côtés, Anne de Bayser aura pour mission d’apporter son expertise en matière de structuration et de gouvernance. L’objectif affiché est clair : « sécuriser son action dans la durée, professionnaliser encore davantage ses processus et se préparer à de nouveaux partenariats ». Ensemble, ils piloteront le Directoire, l’instance exécutive chargée de mettre en œuvre les orientations du Conseil d’administration.

Un parcours marqué par l’excellence publique

Le choix d’Anne de Bayser ne doit rien au hasard. Diplômée de l’EDHEC, elle présente un profil aguerri à la gestion de dossiers complexes à l’interface du public et du privé. Son parcours l’a menée de la direction générale adjointe de la Ville de Paris au poste de secrétaire générale adjointe à l’Élysée, où elle a coordonné des réformes transversales mêlant enjeux sociaux, économiques et environnementaux.

Déjà impliquée au sein du Groupe SOS en tant que présidente de la branche Solidarités, elle a également cofondé Elzéard, une structure d’investissement à impact. Ce profil hybride correspond à la volonté du Groupe de consolider son modèle économique entre initiative privée et mission d’intérêt général.

Préserver un modèle hybride et influent

Avec 2 millions de bénéficiaires annuels et une présence dans 50 pays, le Groupe SOS entend peser davantage dans le débat public. La nouvelle coprésidence s’est fixé trois priorités : maintenir l’agilité et le développement du groupe, consolider son modèle économique face au recul des subventions, et porter une parole structurée pour défendre la solidarité.

« Rien ne peut se faire sans les dirigeants. Ils doivent incarner le changement », soulignait récemment l’organisation. En nommant une ancienne haute fonctionnaire à sa tête, le Groupe SOS confirme son ambition : prouver qu’une structure à but non lucratif peut allier puissance sociale, viabilité économique et influence politique pour bâtir une société plus inclusive.