PARIS : Damien AUTHIER : « 25 à 30 % des avantages de fidél…
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PARIS : Damien AUTHIER : « 25 à 30 % des avantages de fidélité ne sont jamais utilisés »
Selon Eagle Eye, un tiers des avantages de fidélité cumulés sont perdus, mais cinq réflexes suffisent pour optimiser son pouvoir d’achat.
Elles encombrent les portefeuilles et saturent les applications mobiles : les cartes de fidélité, possédées en moyenne à raison de cinq ou six par Français, sont loin de tenir toutes leurs promesses. Non par manque de générosité des enseignes, mais par méconnaissance de leur potentiel par les consommateurs. D’après une analyse de la société Eagle Eye, spécialiste des solutions de fidélisation, ce sont des centaines de millions d’euros qui s’évaporent chaque année, faute d’une utilisation optimale. Une situation paradoxale alors que le contexte inflationniste incite à la plus grande vigilance sur le pouvoir d’achat. Eagle Eye (https://eagleeye.com/fr/) est une entreprise leader dans les technologies SaaS qui permet aux marques de fidéliser leurs clients grâce au marketing personnalisé.
Un manque à gagner en période d’inflation
Le constat est sans appel : si 87 % des Français détiennent au moins une carte de fidélité, près d’un tiers d’entre eux (30 %) n’en profitent jamais réellement. Les chiffres des grandes enseignes, comme Carrefour et ses 14 millions de porteurs ou Auchan avec près de 9 millions, témoignent de l’ampleur du phénomène. Entre le cashback, les défis personnalisés, les bons d’achat différés ou les points convertibles, les avantages sont pourtant bien réels et peuvent représenter plusieurs dizaines d’euros par an et par enseigne. Le principal obstacle reste la complexité perçue des programmes, le manque de visibilité sur les offres et, surtout, un mauvais timing lors du passage en caisse. Dans un contexte où l’inflation repart à la hausse (1,7 % selon les derniers chiffres), laisser dormir ces avantages s’apparente à une perte sèche de pouvoir d’achat.
« Les Français sont inscrits à cinq ou six programmes de fidélité en moyenne. Pourtant, 25 à 30 % des avantages cumulés ne sont jamais utilisés, alors même qu’ils peuvent atteindre plusieurs dizaines d’euros par an. Une véritable fuite de valeur. Les consommateurs perdent du pouvoir d’achat. Les enseignes, des opportunités d’engagement, de fréquentation et de revenus », souligne Damien Authier, Country Manager France d’Eagle Eye.
Cinq réflexes pour reprendre le contrôle
Pour transformer ces cartes en un levier économique efficace, l’entreprise préconise l’adoption de cinq habitudes simples mais essentielles.
Premièrement, comprendre les règles du programme. Chaque enseigne a sa propre logique : dates de validité des offres, conditions d’utilisation, seuils d’activation des cagnottes… Une lecture attentive des conditions générales est un prérequis indispensable.
Deuxièmement, privilégier les applications mobiles. Elles sont devenues la porte d’entrée principale aux avantages. C’est sur smartphone que les offres et les challenges personnalisés sont désormais majoritairement proposés, permettant une gestion centralisée et en temps réel.
Troisième point crucial : activer manuellement ses avantages. Contrairement à une idée reçue, de nombreuses promotions ne s’appliquent pas automatiquement. Il est souvent nécessaire de les « cocher » ou de les activer dans l’application avant le passage en caisse pour qu’elles soient prises en compte.
Quatrièmement, utiliser sa carte au bon moment. L’optimisation est la clé. Un même coupon peut avoir une valeur démultipliée s’il est utilisé pendant une période de promotions additionnelles ou un jour où les points sont doublés. La vigilance sur le calendrier commercial de l’enseigne est donc primordiale.
Enfin, concentrer ses achats. Multiplier les cartes de fidélité sans stratégie dilue les bénéfices. Se focaliser sur un nombre restreint d’enseignes permet d’atteindre plus rapidement les seuils de récompenses, de débloquer des statuts supérieurs et de recevoir des offres plus pertinentes, car basées sur un historique d’achats plus conséquent.
La constance, clé de la performance
Au-delà de ces règles techniques, le succès repose sur une discipline personnelle. La fidélité doit cesser d’être un geste occasionnel pour devenir un automatisme intégré à chaque acte d’achat.
« Et surtout, la constance d’usage. La fidélité ne doit pas être occasionnelle. Elle doit devenir un réflexe, partout, tout le temps – même en vacances », conclut Damien Authier. Un rappel simple pour que la promesse du pouvoir d’achat supplémentaire ne reste plus lettre morte au fond d’un portefeuille.

