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PARIS : Crise du transport sanitaire – Journée d’action le 26 juin et ultimatum au gouvernement

Face à la canicule, l’inter-fédération du transport sanitaire suspend ses actions en région mais maintient une mobilisation à Paris le 26 juin.

Le bras de fer entre les ambulanciers et le gouvernement prend une nouvelle tournure. Dans un geste qualifié de « responsabilité », les quatre principales fédérations du transport sanitaire privé ont annoncé la suspension de leurs actions de blocage régionales prévues ce vendredi 26 juin, en raison de l’épisode de canicule qui fragilise le système de soins. La mobilisation est cependant loin d’être annulée : elle se concentrera à Paris, où une forte délégation entend bien se faire entendre au plus haut niveau.

L’initiative est portée par une inter-fédération unie, regroupant la Chambre Nationale des Services d’Ambulances (CNSA), la Fédération Nationale des Artisans Ambulanciers (FNAA), la Fédération Nationale des Ambulanciers Privés (FNAP) et la Fédération Nationale de la Mobilité Sanitaire (FNMS).

Une stratégie adaptée, une pression maintenue

Initialement, le mouvement devait se traduire par des actions devant les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) en région et une suspension des sorties hospitalières. Ces mesures sont ponctuellement levées pour ne pas ajouter de tension sur des établissements de santé déjà sous pression à cause des fortes chaleurs. Les prises en soin des patients seront donc assurées sur l’ensemble du territoire.

Cependant, la contestation se déplace et se centralise. Plusieurs centaines d’ambulanciers de toute la France convergeront vers la capitale ce vendredi 26 juin dès 8h00. Leur destination : le ministère de la Santé, où ils espèrent être reçus par la ministre, Stéphanie Rist, pour exposer leurs revendications et obtenir des avancées concrètes.

L’ultimatum du 1er juillet reste en vigueur

Les représentants de la profession insistent : ce report stratégique ne remet aucunement en cause le fond de leur alerte. La décision de maintenir les prises en charge durant la canicule est un choix de responsabilité sanitaire, mais la menace d’un durcissement du mouvement reste entière.

L’ultimatum posé au gouvernement est ainsi formellement maintenu. Sans décisions tangibles de la part de l’exécutif, l’inter-fédération prévient qu’elle engagera, à compter du 1er juillet prochain, une suspension progressive de toutes ses activités. Cette mesure drastique inclurait notamment l’arrêt de la participation au transport urgent préhospitalier, un maillon essentiel de la chaîne de secours en France. Les présidents de l’inter-fédération ont par ailleurs indiqué qu’ils se tiendraient à la disposition de la presse pour des interviews en amont et le jour de la mobilisation à Paris.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).