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PARIS : Consommation – Une enquête dénonce le « francolavage » massif dans les rayons non-alimentaires

Better Things et la FIMIF publient une enquête révélant l’ampleur du « francolavage », une pratique trompeuse dans les rayons non-alimentaires.

Alors que l’origine des produits est devenue un critère de choix majeur pour de nombreux consommateurs, une pratique commerciale insidieuse est mise en lumière. L’application Better Things et la Fédération Indépendante du Made in France (FIMIF) publieront le 25 juin une enquête de terrain inédite sur le « francolavage » dans les rayons non-alimentaires. Fondée sur 70 cas concrets, l’étude documente l’usage répandu de drapeaux, cocardes et mentions ambiguës visant à suggérer une fabrication française pour des produits en réalité fabriqués à l’étranger.

Un phénomène systémique et efficace

Loin d’être anecdotique, le francolavage semble être une stratégie bien installée. Dans un hypermarché témoin analysé pour l’enquête, les relevés indiquent la présence d’environ une référence concernée tous les cinq mètres dans les rayons non-alimentaires. Les secteurs touchés sont variés : mode, entretien, informatique, décoration, jouets ou encore puériculture.

La mécanique est simple : afficher la France, mais fabriquer ailleurs. L’enquête révèle que 56 % des produits identifiés comme relevant du francolavage sont fabriqués en Chine. Pour créer l’illusion, 75 % des cas étudiés utilisent un drapeau français ou une cocarde. Plus inquiétant encore, pour 44 % de ces produits, l’origine réelle de fabrication reste difficile, voire impossible, à identifier clairement pour le consommateur au moment de l’achat. L’étude pointe également des pratiques de confusion en rayon, comme le mélange de produits réellement français avec des articles importés ou l’utilisation d’habillages de rayon aux couleurs nationales.

La parole des experts

Face à ce constat, les porteurs de l’enquête alertent sur l’urgence de restaurer la transparence pour le consommateur et l’équité pour les industriels français.

« Chez Better Things, notre mission est de rendre l’origine des produits plus lisible, plus accessible, plus partageable. Le francolavage en est l’antithèse. Là où nous cherchons à apporter de la transparence, il entretient le flou, brouille les repères et joue avec la perception du consommateur », explique Stéphane Devulder, fondateur de Better Things.

Le préjudice économique pour les entreprises qui produisent réellement sur le territoire national est au cœur des préoccupations de la FIMIF.

« Cette enquête montre que le francolavage n’a rien d’anecdotique : il fragilise la confiance des consommateurs, pénalise les fabricants qui produisent réellement en France et brouille la lisibilité du Made in France. Quand les symboles français servent à valoriser des produits fabriqués ailleurs, c’est toute la chaîne productive qui en subit les conséquences », souligne Éric Florin, président de la FIMIF.

Quatre leviers pour restaurer la confiance

Au-delà du diagnostic, Better Things et la FIMIF appellent à une action concertée. Elles formulent plusieurs propositions pour endiguer le phénomène : rendre obligatoire un marquage d’origine clair et précis sur les produits non-alimentaires, renforcer la vigilance des distributeurs sur les pratiques de leurs fournisseurs, inciter les marques à clarifier leurs communications et, enfin, encourager les consommateurs à interpeller directement les fabricants en cas de doute.

L’enquête complète, incluant le rapport détaillé et les visuels, sera officiellement publiée le 25 juin et est d’ores et déjà accessible via le lien suivant : https://betterthings.app/francolavage-enquete/

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).